TEMOIGNAGES. La longue attente des Francs-Comtois bloqués à l’étranger à cause de l'épidémie de coronavirus COVID-19

Dans de nombreux aéroports (ici celui de Bâle-Mulhouse) les avions sont cloués au sol, rendant difficile le retour des Français bloqués à l'étranger à cause de l'épidémie de coronavirus. / © MAXPPP / Thierry Gachon
Dans de nombreux aéroports (ici celui de Bâle-Mulhouse) les avions sont cloués au sol, rendant difficile le retour des Français bloqués à l'étranger à cause de l'épidémie de coronavirus. / © MAXPPP / Thierry Gachon

Des milliers de voyageurs français sont bloqués à l'étranger en raison des restrictions de circulation liées à l'épidémie de coronavirus. Voici le témoignages de touristes francs-comtoiis  qui tentent de rentrer chez eux.

Par Fabien Farge-Champion

Patrice et Lorelie, un couple de trentenaires francs-comtois partis en amoureux et bloqués à Krabi, en Thaïlande (les prénoms ont été changés)

Nous sommes partis il y a dix jours pour un voyage qui devait en principe durer presque trois semaines.

Jusqu’à il y a trois jours, nous avons pu circuler normalement tout en suivant avec inquiétude la situation en France via internet et les nouvelles données par nos proches. Nous avons décidé d’anticiper notre retour le plus rapidement possible. Mais tout est compliqué.

Nous sommes en lien avec l’ambassade de France à Bangkok. On avait réservé un vol retour initial, qu’on avait réussi à changer  pour deux euros d’augmentation mais il a été annulé hier soir par notre compagnie. On en a trouvé un autre, avec une autre compagnie, à nos frais, mais nous atterrirons à Londres, et pas en France.

Ce vol n’est prévu que mercredi prochain. D’ici là, beaucoup de choses peuvent changer. Mais on se dit qu’on sera plus près à Londres pour regagner la France.

Ici, en Thaïlande, il y a de moins en moins de monde. Tout ferme progressivement.



Muriel 31 ans, enseignante et Marie, 41 ans, infirmière. Originaires de Lons-Le-Saunier, elles sont parties au Pérou pour une longue échappée en vélo

Nous sommes au Pérou depuis fin janvier et nous devions y rester jusqu’en juillet pour un immense tour en vélo. On n’avait donc pas pris de vol retour car c’était loin.

Et puis, le coronavirus est arrivé. On souhaite vraiment rentrer chez nous au plus vite. On est actuellement dans un village à 500 km de Cuzco, avec deux cents autres Français.

On suit les consignes de l’ambassade de France et des autorités péruviennes. L’ambassade de France avait mis en place hier un bus pour nous ramener sur Lima, la capitale, mais au dernier moment, les autorités sanitaires péruviennes ont empêché le bus de partir.
 

Au Pérou, il y a près de 2000 Français bloqués en tout. Nous prenons notre mal en patience : on a un toit et à manger alors que d’autres sont dans des situations bien plus difficiles.


Solidarité entre compatriotes


La solidarité s’organise aussi entre compatriotes français à l’étranger, grâce à ceux qui résident sur place et peuvent offrir un toit aux touristes. Le ministère des affaires étrangères a mis en place une cellule de crise :
 
© Ministère des affaires étrangères
© Ministère des affaires étrangères



Au Quai d’Orsay, on conseille aux Français de bien s’inscrire sur Ariane qui permet d’avoir accès aux informations envoyées par Paris et relayées par les ambassades et les consulats.

Par ailleurs, la cellule de crise du ministère est joignable par téléphone au +33 (0)1 53 59 11 10. Ce numéro d’urgence est accessible 7j/7 et 24h/24. Contact par courriel à cette adresse : alertes.cdc@diplomatie.gouv.fr
 

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