Coronavirus covid-19 : YO, chanteur belfortain, donne ce jeudi un "concert solidaire" sur internet

A 19 heures, jeudi 30 avril, le « Concert Solidaire » de Youness Ouatiq sera diffusé en direct sur Facebook et sur son site internet. Une initiative en soutien aux soignants.

Le concert de YO sera retransmis sur les réseaux sociaux
Le concert de YO sera retransmis sur les réseaux sociaux © Youness Ouatiq (compte Facebook)
C’est depuis un garage que tout se jouera. Tout, ou plutôt, YO, ce sont les initiales de Youness Ouatiq. L’artiste belfortain donnera son « concert solidaire » à 19 heures, retransmis sur Facebook, grâce au Cube, un studio de streaming monté avec un ingénieur du son, un prestataire et un DJ.

« Il faudrait changer les héros dans un monde où le plus beau reste à faire », rappelle YO, tout en citant Balavoine. Cet interlude musical, c’est un moyen de soutenir celles et ceux qui sont mobilisés dans la crise du coronavirus : le personnel soignant, les professeurs, les hôtesses de caisse ; les « nouveaux héros » d’aujourd’hui. Mais ce concert s’adresse aussi à toutes les personnes confinées chez elles, qu’il s’agisse de personnes âgées dans les Ehpad, ou d’internautes sur les réseaux sociaux. YO ajoute : « C’est une façon d’aimer, de dire qu’on pense à eux, qu’on ne les oublie pas, même si on est loin d’eux. »
 

« Ce ne sont pas des gens qui ont signé pour mourir »


Car si le concert est solidaire, il n’en demeure pas moins contestataire. Pour YO, soutenir les personnes au front face au covid-19, c’est aussi un moyen de montrer qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’il se passe. « Nos aînés dans les Ehpad et les personnes qui s’en occupent, ce ne sont pas des gens qui ont signé pour mourir. Ils ont aussi le droit à la vie et ce concert est un hymne à la vie. »

Remonté contre la politique actuelle, il reprend : « Une grande civilisation est une civilisation qui fait attention aux personnes fragiles, pas une qui les laisse mourir. »

D’origine marocaine, l’artiste belfortain transporte dans sa guitare, des influences méditerranéennes, issues de toutes les autres terres qu’il a visitées. Son premier album, Le porteur de joie, sorti en 2017, a été financé grâce au crowdfunding (financement participatif) et nous l’avions rencontré à cette occasion :
 
 
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