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André Tisserand, ancien milicien, n'aura pas de rue à son nom à Belfort

André Tisserand. / © Assemblée Nationale
André Tisserand. / © Assemblée Nationale

La décision du tribunal administratif de Besançon vient de nous être communiquée par le cabinet du maire de Belfort. La mairie pourra baptiser l'une de ses rues du nom d'André Tisserand mais a choisi, dans un souci d'apaisement, de choisir le nom d'Edith Cavell.

Par Sarah Rebouh

Le tribunal administratif de Besançon a rendu sa décision. Avant l'été, le conseil municipal de Belfort avait voté l’attribution d’un nom de rue à André Tisserand, sur la seule présentation de sa qualité de parlementaire belfortain entre 1968 et 1973. La municipalité de Belfort pourra légalement donner le nom d'André Tisserand à l'une de ses rues. Mais, elle a choisi, dans un souci d'apaisement, de finalement baptiser la rue du nom d'Edith Cavell, ancienne résistante. 

Damien Meslot, maire de Belfort, nous a confié : "La décision du tribunal est assez logique, c'était un recours très politicien. On a des billets et des élucubrations mais il n'y avait aucun fait concret à l'encontre d'André Tisserand. De toute manière, j'ai décidé de retirer la délibération sur André Tisserand le 29 septembre."

Considérant que cela peut reveiller de douloureux souvenirs chez les familles de déportés, la rue prendra le nom d'Edith Cavell. On verra bien à l'avenir si André Tisserand est lavé de tout soupçon, on lui mettra un nom de rue. Sinon on ne lui donnera pas. La Ville de Belfort est quoi qu'il en soit confortée dans sa position. Damien Meslot, maire de Belfort







Devant le tribunal administratif, les avocats des plaignants ont évoqué la trajectoire d'un jeune homme idéologiquement engagé dans la Milice et qui s'est retrouvé aux côtés des allemands jusqu'au bout de la guerre. À Limoges, il aurait aussi été l'un des fondateurs des "Corps Francs", des groupes para-militaires qui aideront la Gestapo dans ses exactions. En 1946, tout en reconnaissant qu'il avait été milicien, André Tisserand a fait annuler sa peine d'indignité nationale par la Cour Civique de Pau en affirmant qu'il avait sauvé trois juifs à Limoges. "Le général de Gaulle l’a choisi comme candidat en 1968. 

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