Danjoutin : un homme armé abattu par les gendarmes du Territoire-de-Belfort

Après une course poursuite commencée ce matin à Beaucourt (90), un homme a été abattu dans la rue du 21 novembre à Danjoutin par les gendarmes du Territoire-de-Belfort. Les militaires invoquent la légitime défense.

D'après les premiers éléments recueillis auprès des forces de l'ordre, un homme, âgé de 37 ans, est venu "faire crisser ses pneus" devant la gendarmerie de Beaucourt. Il était armé. Puis, il a pris la fuite, toujours en voiture. Selon le Procureur de la République du Territoire-de-Belfort, "cet homme a refusé tout contrôle entre Beaucourt et Andelnans, forçant même le passage au rond-point de Morvillars sur la RN19 où était positionné un véhicule de gendarmerie".

Les gendarmes du Peleton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie ont poursuivi le fugitif qui a quitté la nationale 19 à hauteur d’Andelnans et pris la direction de Danjoutin. Selon le magistrat, "Il aurait à plusieurs reprises entre Beaucourt et Danjoutin exhibé par la fenêtre de son véhicule une arme de poing. Il n’est pas permis de confirmer à ce stade qu’il aurait ou non tiré des coups de feu".

Au rond-point dit du Pot d’étain, le conducteur heurte un véhicule puis  il s’engage dans la rue du 21 novembre à Danjoutin. Les gendarmes "se sont portés à sa hauteur et ont coincé le véhicule du fuyard entre le leur et le trottoir. Le fuyard aurait alors ouvert le feu en direction des militaires qui ont répliqué" précise Eric Plantier, procureur de la République."Les constatations techniques et balistiques permettront de confirmer le nombre de coups de feu tirés par les militaires, qui à ce stade de l’enquête serait de six."

L’ homme a été mortellement touché et est mort sur place.  L'homme était connu de la gendarmerie pour des affaires de stupéfiants. Sa mère a appelé la gendarmerie ce matin en indiquant que son fils voulait mettre fin à ses jours.

L'enquête est confiée en cosaisine à la section de recherche de Besançon et à l’inspection générale de la gendarmerie nationale. Comme en pareil cas, deux gendarmes ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte du chef de violence avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. A ce stade de l'enquête, la piste terroriste n'est pas privilégiée.

 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers