EUROCKÉENNES. "On est là depuis 5h du matin" : rencontre avec les fans d'Indochine avant leur concert

Dimanche 2 juillet 2023, c'est Indochine qui clôturera ces 33e Eurockéennes de Belfort. Alors que le concert est prévu à 21h30 et que les portes du festival n'ouvriront qu'à 17h, des dizaines de fans, arrivés dans la matinée, sont déjà massés devant l'entrée des Eurocks. Témoignages.

On les a trouvés, les "vrais héros de tous les temps". Ceux prêts à braver le temps belfortain parfois capricieux, les fraîches températures de la matinée et surtout, les heures d'attente. À 10h du matin, ce dimanche 2 juillet 2023, ils étaient déjà une cinquantaine, massés devant les grilles des Eurockéennes de Belfort, pour attendre leur groupe fétiche : Indochine.

Le quintet emmené par Nicolas Sirkis n'a beau se produire qu'à 21h30 sur la Grande Scène, leurs fidèles préfèrent être là bien en avance pour s'assurer une bonne place. Des fans de tout âge, venus des quatre coins de France, équipés de duvets et de couvertures de survie. Bariolés, tatoués et habillés aux couleurs de leurs idoles. Réunis par l'amour qu'ils portent tous à leur groupe favori.  

Charles, 41 ans :  "J'ai rencontré ma future femme lors d'un concert d'Indochine"

C'est LA belle histoire. Parmi les dingos d'Indochine, Charles et Florence détonnent. Et pour cause, "on s'est rencontré à un concert d'Indochine, il y a un an, à Lyon" sourit Charles. "C'était le 24 juin, à 18h30, devant le stand de goodies". Le début d'une grande aventure. "Depuis, on ne s'est plus lâché" lâche Florence. "On a emménagé ensemble quelques mois plus tard. Il vient de Vendée mais est venu me rejoindre dans le Cantal. Et on se marie le 30 septembre prochain".

Et le thème de la cérémonie est déjà tout trouvé. "Les cadeaux seront Indochine, la musique sera Indochine, même le gâteau sera Indochine" explique Charles, 103 concerts du groupe à son actif. "Et on va ouvrir le bal sur leur titre "Le baiser"". Et le voyage de noces alors ? "Il est déjà prévu, ce sera la tournée 2024 du groupe, qu'on fera en entier". Logique, me direz-vous.

Fred, 30 ans : "Indochine, c'est ma vie"

"Je suis arrivé à 10h, et il y avait déjà des dizaines de personnes. On vient de Montbéliard, on est arrivé au camping hier, exprès pour Indochine. On a marché trois quarts d’heure ce matin pour être là assez tôt, histoire d'avoir une bonne place. Indochine, c'est ma vie. Grâce à mes parents, je suis devenu fan vers 8-9 ans. À 17 ans, j'ai fait mon premier concert et depuis, je n'arrête pas. Je fais un ou deux concerts par tournée.

Chez moi, je ne compte plus les vinyles, les t-shirts, les albums. Indochine, c'est un style, mais avant tout, ce sont des paroles qui parlent aux gens, qui portent des revendications. Cela vaut bien le coup d'attendre 11h. On a pris le petit tabouret, on est rôdé."

Émilie, 40 ans : "je les ai dans la peau"

"Avec mon compagnon, nous sommes venus du Lot jusqu'ici. Il y a quatre jours, on était au festival La Nuit de l'Erdre, où Indochine se produisait aussi. C'est un peu un résumé de ma vie. Depuis que j'ai le permis, je suis le groupe partout. Et encore, j'aurais bien voulu y aller en étant ado, mais mes parents refusaient. Dès mes 11 ans, j'ai été conquis par les paroles de ces musiques, par l'esprit de liberté que Sirkis porte avec lui. Le groupe nous parle de thématiques qui nous touchent, nous encourage à vivre notre vie comme on le veut.

Chez moi, j'ai tous les albums, tous les vinyles, tous les DVD live, une trentaine de pulls et de maillots. Presque un musée. Il était donc normal d'être là tôt, d'autant plus que l'an dernier, pour la "tournée des 40 ans", on les a suivis dans tous les stades. Et puis je les ai dans la peau : je me suis fait tatouer la "croix d'Indochine" sur le mollet. Avec les années, la passion ne faiblit pas, au contraire.

Léa, 21 ans : "ça a été une révélation"

"Je n'ai pas toujours été une fan d'Indochine. Je connaissais les classiques, mais sans plus. En 2018, je suis allée les voir un peu par hasard, car une amie avait une place en trop. Ça a été une révélation. Une vraie claque. J'ai été choquée par le niveau du groupe, l'envergure et la passion presque fanatique de sa communauté. Je suis rentré chez moi, j'ai regardé tous les interviews de Nicolas Sirkis, je me suis passée les albums à fond dans les écouteurs.

Depuis, j'essaye de faire au moins un concert par an. Aujourd'hui, je suis venue de Nancy avec une amie. Et l'attente ne nous fait pas peur. Contre le froid, j'ai le pull du groupe, et j'ai même amené des jeux de société pour ne pas m'ennuyer".

Laurène, 26 ans : "Je suis là depuis 6h du matin"

Je suis venue de Belgique, exprès pour le groupe. On était là à 6h, et il y avait déjà du monde. On a fait un peu les flemmards car d'habitude, on campe sur place la veille. Là, on finit la nuit sur nos duvets, devant les grilles. On ne recule devant rien pour être aux premières loges.

Je suis Indochine depuis une dizaine d'années, après les avoir découverts à la radio. Je m'en souviens, c'était "J'ai demandé à la lune". Depuis j'ai fait des dizaines de concerts. Ce que j'adore, c'est la communauté autour d'Indochine. À force de faire tous les concerts, on commence à se connaître. On est une cinquantaine à se réunir à intervalles réguliers. À nous tous, on doit avoir l'entièreté des produits dérivés : t-shirts, pulls, bananes, casquettes, briquets. Et, aujourd'hui, on est à la recherche du bob !".

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