Hépatite C : Un road trip du dépistage en Bourgogne-Franche-Comté pour éradiquer l'épidémie d'ici 2025

Dès ce lundi 26 avril, SOS Hépatites Bourgogne-Franche-Comté s’arrête dans différentes structures d’aide aux consommateurs de drogues pour réaliser des tests de dépistage de l’Hépatite C et prescrire un traitement aux personnes contaminées. Le dispositif parcourt 9 villes.

Le dispositif propose aux patients atteints par la pathologie une prescription médicale pour un traitement de deux mois.
Le dispositif propose aux patients atteints par la pathologie une prescription médicale pour un traitement de deux mois. © SOS Hépatites BFC.

Ils sont partis pour deux semaines de road trip. Pour la troisième année de suite, les membres de l’association SOS Hépatites Bourgogne Franche-Comté sillonnent 9 villes de la région afin de dépister d’éventuelles personnes contaminées par l'Hépatite C. Ce lundi 26 avril, ils ont commencé leur "Road trip Hépatant" à Mâcon (Saône-et-Loire).

Trois bénévoles de l’association, accompagnés de personnels soignants, infirmiers ou docteurs, se rendent chaque jour dans différentes villes afin de réaliser des dépistages. L’occasion de révéler ou d’infirmer une contamination à l’Hépatite C mais aussi de confirmer une guérison.

"On fait des tests rapides au bout du doigt. Avec une goutte de sang, on peut savoir si la personne a été en contact avec la maladie. Si elle l’a été, une autre machine permet de dire en une heure si la personne a le virus ou pas", décrit Juliette Pont, vice-présidente de l’association.

22 cas de personnes positives dépistés en deux éditions

En France, 360 000 personnes seraient touchées par l’Hépatite C et 2 700 en meurent chaque année. Lors des deux premières éditions du road trip, le collectif a dépisté 12 puis 10 personnes atteintes par la maladie sur une centaine de personnes testées à chaque fois.

Le road trip fait des haltes dans les Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la réduction des risques liés à l’Usage de Drogues (CAARUD) et les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Des structures d’accompagnement d’usagers de drogues, l’un des publics les plus exposés à la pathologie par le partage de matériel d’injection comme les seringues.

Le virus peut être aussi transmis lors de pratiques sexuelles entraînant une exposition au sang, de la réutilisation de matériel médical mal stérilisé ou encore en marge de transfusion sanguine jusqu'au début des années 1990.

Dépistés puis traités

Si le dépistage révèle un cas de contamination, le patient est alors immédiatement pris en charge par un médecin qui lui prescrit un traitement. "Les usagers de drogue sont en général des personnes volatiles. Si on leur dit qu’il faut revenir dans un mois pour se faire traiter, on risque de ne jamais les revoir. Là, la plupart des testés positif disent oui, changent leur attitude et se sentent beaucoup mieux".

À l’heure actuelle, les traitements contre l’Hépatite C durent deux mois, n’ont aucun effet secondaire et guérissent dans 95% des cas si la pathologie est découverte rapidement. Depuis 2014, 80 000 personnes ont guéri de la maladie en France métropolitaine, mais 9 patients sur 10 restent encore à dépister. Pour rappel, la France s’est donné l’objectif d’éradiquer le virus de l’Hépatite C d’ici 2025 dans le cadre de son plan priorité prévention 2018-2022.

Après Mâcon en Saône-et-Loire ce 26 avril, le road trip fera halte jusqu’au 7 mai prochain à :

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