Centres de vaccination, couvre-feu avancé, ce qu’il faut retenir de l’intervention de Pierre Pribile, directeur de l’ARS

Le directeur général de l'Agence régionale de Bourgogne Franche-Comté était ce mercredi 6 janvier l'invité du journal de 19 heures de France 3 Bourgogne. Progression de l'épidémie, couvre-feu, vaccination, variant du virus... Il répond aux questions de Marie Jolly. 

Marie Jolly : On a déjà beaucoup parlé de la lenteur de la vaccination. Qu’est-ce qui change dans la stratégie ?

Pierre Pribile : C’est parti ! La vaccination monte en puissance. La semaine dernière, il y a eu une soixantaine de vaccinations [dans la région]. Hier, 250, aujourd’hui plus de 600. C’est parti aussi parce que les vaccins sont arrivés. Plus de 50 000 doses sont déjà présentes dans chacun des 9 centres de stockage, 9 hôpitaux qui stockent les vaccins dans les fameux super-congélateurs à -80°C.

Et puis les centres de vaccination s’ouvrent. Ils sont dès à présent ouverts aux professionnels de santé de plus de 50 ans. Il y en a déjà 11 dans la région. Il y en aura beaucoup plus pour mailler davantage le territoire.

Le gouvernement a annoncé l’ouverture de 500 centres de vaccination en France. Combien en Bourgogne Franche-Comté ?

Cela fait en moyenne 5 par départements. Il y en aura un peu plus dans la région puisque la région est très vaste. L’objectif est de mailler le territoire pour que les professionnels de santé, puisque ce sont eux qui sont concernés actuellement, n’aient pas à faire trop de kilomètres pour se faire vacciner. D’autres centres viendront rapidement améliorer le maillage du territoire pour limiter les déplacements.

Ce mercredi soir, l'ARS détaille la liste des 11 premiers centres de vaccination opérationnels : à Dijon, Saint Apollinaire, Besançon, Auxerre, Nevers, Chalon, Dole, Lons, Vesoul et Trévenans. Elle précise que la liste et les modalités d’accès sont accessibles sur le site de l'ARS.

Alors que la circulation du virus progresse, le couvre-feu dès 18heures sera-t-il étendu à la Côte d’Or et à l’Yonne ?

C’est possible. La décision n’est pas prise et est toujours suspendue à des discussions avec les élus locaux. Mais le taux d’incidence qui mesure la circulation du virus est à 240 cas pour 100 000 habitants dans la région. C’est 100 points de plus que la moyenne nationale. Il n’explose pas, mais il continue à augmenter dans tous les territoires. En ville comme à la campagne.

A l’heure où je vous parle, tous les départements de la région ont franchi pour les plus de 65 ans le seuil d’incidence de 200 cas pour 100 000 habitants [seuil fixé par le gouvernement pour l’avancement du couvre-feu]. Indépendamment de la décision qui reste à prendre pour ces deux départements, le conseil pour tous nos concitoyens c’est de respecter scrupuleusement les gestes barrières et de limiter ses contacts.

Le variant du virus a-t-il déjà été identifié dans la région ?

On le surveille de près. Les laboratoires ont pour consigne quand ils identifient une personne revenant d’Angleterre ou en contact avec celle-ci de transmettre le prélèvement à un centre de référence national qui recherche la nature du virus qui a été prélevé. A l’heure où je vous parle, on n’en a pas encore trouvé en Bourgogne Franche-Comté. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne circule pas déjà. Il y a déjà des cas sur le territoire national et malheureusement, il est très probable que le variant finisse par circuler sur le territoire régional. Cela fait partie des menaces qui pèsent sur nous.

Revoir l'intégralité de l'interview de Pierre Pribile

 

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