Yonne : une cagnotte en ligne pour soutenir un agriculteur, victime d'un incendie criminel

La commune d'Escolives-Sainte-Camille a lancé une cagnotte en ligne pour venir en aide à un agriculteur de la commune. Ce céréalier bio a presque tout perdu après un incendie criminel sur son exploitation, début septembre.

Deux bâtiments de stockage, des engins agricoles, 240 tonnes de paille et de foin, sont partis en fumée... près de 250 000 euros de pertes pour l'agriculteur.
Deux bâtiments de stockage, des engins agricoles, 240 tonnes de paille et de foin, sont partis en fumée... près de 250 000 euros de pertes pour l'agriculteur. © DR
Début septembre, l'exploitation d'un agriculteur d'Escolives-Sainte-Camille dans l'Yonne a été ravagée par un incendie, de nature volontaire. Touchés face à son désarroi, le maire et les élus de la commune ont alors pris l'initiative de lancer une cagnotte en ligne pour le soutenir.
 
"Il était effondré. C'est un agriculteur récemment reconverti dans le bio, ça lui a coûté et là il voit tous ses efforts anéantis... En plus l'année a été difficile pour lui en termes de récoltes. Il y avait un côté urgent à faire quelque chose, on ne pouvait pas laisser cet homme dans cet état-là", raconte le maire Philippe Vantheemsche.
 

Voir le soutien de la population, c'est magnifique.

Albert Girard, agriculteur bio



Les première semaines ont été moroses pour le céréalier. Mais ce geste solidaire lui a redonné le sourire. "C'est très généreux de la part du maire et voir le soutien de la population, c'est magnifique. Quand je vois que les gens partagent sur les réseaux sociaux et que la cagnotte se remplit pour moi c'est encourageant", exprime Albert Girard. 

Dans l'incendie, Albert Girard a perdu 240 tonnes de fourrage et de paille, plusieurs engins agricoles et deux bâtiments de stockage. L'un d'entre eux était tout neuf, livré il y a tout juste quatre mois. L'agriculteur bio estime les pertes à 250 000 euros, sans compter l'emprunt de 30 000 euros pour la construction qui court toujours.

"Bien sûr, il y a les assurances qui remboursent mais ça prend du temps. De son côté l'enquête judiciaire aussi piétinne, et pendant ce temps-là je n'ai rien", soupire le céréalier. "D'autant plus que le premier bâtiment était vétuste, certains matériels anciens, donc ça a perdu de sa valeur... et puis il y a les frais de démolition de ce qu'il reste. J'aurai une indeminté mais je ne récupérerais jamais la totalité de ce que j'avais."
 

Reconstruire rapidement


Albert Girard espère également pouvoir reconstruire rapidement son hangar de stockage pour le fourrage, qui représente 30% son activité. Sans quoi, il estime que l'exploitation ne sera plus rentable. 

La cagnotte, fixée à 30 000 euros, est ouverte jusqu'au 31 décembre. Elle atteint aujourd'hui 2 430 €
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
solidarité société agriculture bio agriculture