Yonne : pas de centrale biomasse dans le Tonnerrois, pas d'emplois

Après 10 ans de contestations, le projet de centrale biomasse à Tonnerre a finalement été abandonné. Les élus du Tonnerrois doivent faire une croix sur la centaine d'emplois promise.

© France 3 Bourgogne
C'était devenu le serpent de mer des années 2010 dans le Tonnerrois. La centrale biomasse ne sera finalement jamais construite sur le site Actipôle de Tonnerre. Après 10 ans de contestations et de procédures, le promoteur, la société France Industrie Energie, a fini par jeter l'éponge, de guerre lasse. Dans un communiqué, les élus de la communauté de communes du Tonnerrois regrettent que "les nombreux recours et appels intentés par une association locale, tous déboutés, ont lourdement pénalisé l'équilibre économique du projet". Et d'ajouter : "les partenaires serristes, lassés de patienter, se sont retirés et ont trouvé d'autres sites d'implantation".
 

Une victoire pour l'environnement

Raphaël Darley, du collectif Arpent



Exit donc la centaine d'emplois promis par les promoteurs de la centrale. Dans un territoire éprouvé par le chômage, ce retrait laisse un goût amer aux élus, qui n'en diront pas plus que dans leur communiqué. "C'est une victoire pour l'environnement, se félicite Raphaël Darley, le porte-parole du collectif Arpent, opposé au projet. Evidemment que l'emploi est important, mais pas à n'importe quel prix".  

Quelle alternative sur le site d'Actipôle ?


La question est à présent de savoir ce qu'il adviendra des terrains de la zone Actipôle, où devait être implantée la centrale. La communauté de communes du Tonnerrois va remettre l'ouvrage sur le métier, à la rencontre d'autres porteurs de projets. Le collectif Arpent compte proposer des projets "alternatifs", axés autour de l'environnement. 
Qu'est-ce qu'une centrale biomasse ?
Une centrale biomasse produit de l'électricité grâce à la vapeur d'eau dégagée par la combustion de matières végétales ou animales. A Tonnerre, elle aurait nécessité 60 000 tonnes de bois par an pour fonctionner. Un investissement de 20 millions d'euros.
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