À Auxerre, la grève des éboueurs perdure... et les riverains n'en peuvent plus

Les poubelles dessinent le paysage urbain d'Auxerre et de ses alentours. Depuis un mois, la grève des éboueurs persiste dans l'agglomération au grand dam des habitants. Certaines communes engagent même des sociétés privées pour pallier l'absence de ramassage.

10h30, 8 août 2022. Dans le centre-ville d'Auxerre, les poubelles sont ramassées. Non pas par les éboueurs qui sont toujours en grève depuis un mois, mais par une société privée. Certains habitants assistent à la scène, un peu médusés. "Je me dis que c'est n'importe quoi", s'alarme Samantha, une riveraine. 

Des solutions de repli

À quelques minutes à pied du centre-ville auxerrois, les poubelles s'entassent depuis plusieurs semaines. Les habitants sont épuisés par la situation. "C’est lamentable. Cela fait un mois que cela dure. Faut qu’ils arrivent à négocier ! Les odeurs et les rats qui arrivent", déplore une riveraine en colère. 

En tout, 29 communes et plus de 67 000 habitants sont concernés. À Monéteau, la municipalité a mis en place cinq bennes dans lesquelles les habitants peuvent déposer leurs ordures.

Chaque jour, plusieurs agents communaux sont sollicités pour les vider. Une situation intenable à long terme selon la maire, Arminda Guiblain. "C'est compliqué à gérer mais on fait au mieux. On trouve des solutions. Mais le problème c'est qu'aujourd'hui, des personnes extérieures à Monéteau remplissent les bennes." 

Prendre son mal en patience

Dans certaines communes de l'agglomération, plus petites et plus rurales, les habitants sont appelés à garder au maximum leurs déchets chez eux. C'est le cas à Villefargeau, à l'ouest d'Auxerre.

Pour le maire, Pascal Barberet, cette crise a trop duré. Il regrette notamment le manque de consultation des élus de l'agglomération. "Je ne sais pas s'il y a eu de véritables négociations…Trop de communication, je pense que ça a envenimé un peu les choses", s'attriste l'édile. 

En attendant, les riverains doivent prendre leur mal en patience jusqu'au Conseil des Maires, le 5 septembre prochain.