Allocution d'Emmanuel Macron ce mercredi à 20 heures. Pourquoi la Bretagne pourrait être confinée ? Direct vidéo

Emmanuel Macron va prendre la parole ce mercredi à 20 heures. Un Conseil de défense sanitaire est en cours ce mercredi. Le confinement actuel est territorialisé, le restera-t-il ? Quels sont les risques pour la Bretagne d'être à nouveau confinée ? Suivez le direct vidéo.

Le président de la République, Emmanuel MACRON, pour une septième allocution solennelle télévisée depuis le début de la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus.
Le président de la République, Emmanuel MACRON, pour une septième allocution solennelle télévisée depuis le début de la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus. © Alexandre MARCHI - MaxPPP

Ce mercredi à 20 heures, Emmanuel Macron s'exprimera lors d'une nouvelle allocution solennelle, la septième depuis la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus.

Cette intervention présidentielle est peut-être le signe de mesures de restrictions plus importantes, voire d'un nouveau confinement à l'image de celui vécu en mars et avril 2020.

Depuis le début de la crise sanitaire, c’est par ce moyen qu’Emmanuel Macron a annoncé les différents confinements, déconfinements, couvre-feux et reconfinements localisés. 

La Bretagne peut-elle connaitre un nouveau confinement ? Voici nos éléments de réponses

Le président de la République veut à tout prix éviter un confinement national. La régionalisation est sur toutes les lèvres, la territorialisation également. 

Cette réflexion à l'échelon local peut-il éviter à la Bretagne un nouveau confinement. Rien n'est moins sûr. 

La Bretagne est une des régions dont le taux d'incidence fait parti des plus bas en France avec un seuil moyen de 197 cas pour 100.000 habitants au 29 mars, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est autour de 377,3.

Ce chiffre cache quelques réalités moins satisfaisantes, comme l'évolution très rapide du virus sur certains territoires de Bretagne. La ville de Fougères a vu son taux d'incidence passer de 225,4 à 456,3 en une semaine. 

La métrople rennaise connaît également un pic avec une évolution de son taux d'incidence de +100 points sur une semaine, passant à 302 cas pour 100.000 habitants au 26 mars.

Au regard du taux d'incidence, l'Ille-et-Vilaine est donc particulèrement dans le rouge. 

Le critère particulièrement observé par le Conseil de défense sanitaire est le niveau de saturation des hôpitaux.

- Au 26 mars, le niveau de saturation en réanimation dans les Côtes-d'Armor était de 114,3%. Précisement, les hôpitaux de ce département disposent de 14 lits de réanimation mais ils recoivent actuellement 16 patients en réanimation des suites du Covid-19.

- Un niveau d'alerte que l'on retrouve également dans le Morbihan, qui reçoit 23 patients en réanimation des suites du Coivd-19 sur les 22 lits exisants.

- A Rennes, le risque de saturation inquiète. Le CHU connaît un niveau jamais atteint, et des opérations sont déprogrammées.

En Bretagne, le niveau de saturation dépasse celui atteint lors de l'annonce du deuxième confinement. Ce 29 mars 2021, 103 patients Covid sont en service de réanimation, sur les 740 hospitalisations des suites de l'épidémie de Covid-19. Le 29 octobre, jour de l'annonce du deuxième confinement il y a cinq mois, c'était 73 en réanimation sur les 533 qui étaient hospitalisés.  

 Au 29 mars, la Bretagne compte 109 classes fermées et un total de 77 établissements ssont concernés.

L'Ille-et-Vilaine est le département le plus touché avec 46 classes fermées, le Finistère en compte 29, les Côtes-d'Armor 19, et le Morbihan 15.

Ces chiffres sont en constante évolution. 

Classes fermées en Bretagne ce 29 mars
Classes fermées en Bretagne ce 29 mars

 

Les dernières vacances du mois de février n'ont pas été sans répercussions sur la Bretagne. La montagne ne pouvant offrir aux vacanciers l'utilisation de ses remontées mécaniques, la Bretagne a accueilli un grand nombre d'estivants.

Les Côtes-d'Armor ont subi une forte hausse des cas de contamination au Covid-19 à la suite des vacances de février, passant d'un taux d'incidence de 60 à près de 200 en l'espace d'un mois et demi. 

Le week-end de Pâques étant un moment de regourpement familial, tout comme peuvent l'être les vacances d'avril, ces belles journées printanières sont redoutées comme sources possibles de contamination intra-familales. 

 

Le direct vidéo de l'allocution d'Emmanuel Macron à suivre à partir de 20 heures

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
confinement santé société covid-19