VIDEO. La coquille Saint-Jacques déjà prise d'assaut dans les rayons des marchés

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Dans les trois lieux visités par notre équipes de journalistes, la Saint-Jacques a trouvé directement son public avant même le début de sa saison ©Inès Tayeb / Vincent Bars / France Télévisions

La pêche aux coquilles Saint-Jacques s’est ouverte lundi 2 octobre. Les premières coquilles ont fait leur apparition sur les étals des marchés, ainsi que dans les grandes surfaces. Bonne surprise, les prix n'ont pas flambé, et sont même parfois attrayants. Mais cela suffit-il à attirer les clients ?

Depuis le 2 octobre, la coquille Saint-Jacques est de retour. Entière ou sans coquille : elle s’arrache. 238 navires ont obtenu l’autorisation de pêcher le précieux produit, sur le gisement principal. La majorité est immatriculée dans les Côtes-d’Armor, alors qu’il y en a à peu près une vingtaine en Ille-et-Villaine et dans le Finistère.

Des moyens déployés en masse pour les consommateurs : la coquille est très attendue, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Pourtant, certains d'entre eux commencent leurs achats dès maintenant, qu’importe le coût. Selon le lieu d'achat, le prix diffère du simple au quintuple.

Nos journalistes de France 3 Bretagne se sont rendus sur plusieurs lieux prisés des amateurs de Saint-Jacques. À chaque fois, quel que soit l’endroit, les acheteurs sont déjà très nombreux.

Une forte affluence dans tous les commerces spécialisés

Sur le marché de Bruz (Ille-et-Villaine), les stands de Saint-Jacques font le plein de visiteurs. Chacun d'entre eux, gastronome assidu, a sa façon de cuisiner le coquillage. "Je la cuis un petit peu dans le court-bouillon et je fais une sauce blanche", assure une première cliente interrogée. Un peu plus loin, un homme répond sans hésiter qu'il va la "snacker, avec un peu de fleur de sel et puis c'est tout".

Tous ont leurs habitudes ici, pour une raison simple : les vendeurs y sont aussi pécheurs. On y vend donc directement le précieux produit au consommateur. Prix de vente en ce début de saison, avec les coquilles : 4 euros le kilo. En 3 heures seulement, il ne reste plus rien. Ce marchand a son explication : "C'est un produit noble quand même, mais c'est vrai que la plupart de nos clients ici ont l'habitude de venir presque chaque semaine pour leur petit plaisir."

Autre ambiance, côté Côtes-d'Armor. Nous sommes à présent à Saint-Brieuc, en bord de mer, près des lieux de pêche. Dans une grande surface, sur les étiquettes, la Saint-Jacques s'affiche au prix de 3,50 euros le kilo. L'argument fait en partie mouche. "On a beau dire mais la coquille à moins de 4 euros le kilo, c'est quand même très intéressant. Je vais les ramasser au bord de l'eau et mon mari empêche un peu en plongée. C'est pour ça que je n’en achète pas", détaille une femme rencontrée au détour du rayon des produits de la mer. 

Cinq fois le prix pour la Saint-Jacques prête à cuisiner

En revanche, d'autres aficionados de la Saint-Jacques veulent aller plus vite. À Rennes (Ille-et-Villaine), des passionnés l'achètent sans la coquille. Histoire de la cuisiner plus vite, quitte à y mettre le prix : "21,30 euros, c'est pas mal pour les premières, c'est pas mal." Mais l'enthousiasme risque d'être de courte durée : les prix risquent d'augmenter dans les semaines à venir. Le mets est très demandé en attendant le Père Noël et avant la nouvelle année.

"Nous, on en vend surtout avant Noël. Décembre, on en vend pas mal parce que les gens commencent à congeler. Et puis en début janvier, ça commence à se calmer", assure un spécialiste. La saison de la Saint-Jacques est lancée : elle doit s'étendre jusqu'au mois de mai prochain.