Covid-19 : reconfinement annoncé par Emmanuel Macron, "c'est l'horreur" pour le milieu de la restauration

Emmanuel Macron l'a annoncé ce mercredi, un nouveau confinement va être imposé dès vendredi, pour une durée de cinq semaines. Dans le secteur de la restauration, la casse va être importante annoncent les professionnels. 
Les restaurants déjà éprouvés par le couvre-feu vont devoir affronter un nouveau confinement
Les restaurants déjà éprouvés par le couvre-feu vont devoir affronter un nouveau confinement © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
Emmanuel Macron a pris la parole ce 28 octobre et annoncé un nouveau confinement, au moins jusqu'au 1er décembre.


"Les gens sont sur les dents"


Dans le secteur de la restauration, grosse déception. Pierre Clolus, patron de l'Ambassade à Rennes et membre du collectif On va tous trinquer lâche : "C'est l'horreur. C'est comme on imaginait mais on espérait avoir un minimum de souplesse. La vente à emporter, je n'y crois pas, cela mobilise du personnel et ça créé trop de frais." Ce mercredi, son établissement affiche complet et il sait que demain ce sera pareil, avant de fermer les portes pour cinq semaines. 

"On va encore faire un mois à zéro. Les 10 000 euros qu'ils nous promettent ne suffiront pas" ajoute-t-il. Pierre emploie 15 salariés en CDI et a aussi des personnes en période d'essai qu'il aimerait garder. Il évoque la marchandise qui va lui rester sur les bras, les commandes annulées auprès des fournisseurs. L'amertume est grande : "les gens sont sur les dents. On attend des annonces sur les aides financières. Des actions vont avoir lieu dans les prochains jours."
 

Une fois de plus à partir de vendredi matin, c'est zéro centime de chiffres d'affaire et que des charges

Hubert Jan, président national de l'UMIH restauration

Hubert Jan, président national de l'UMIH restauration (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) possède lui aussi un restaurant depuis 37 ans, à Beg Meil dans le Finistère. Avec dix salariés à l'année, il sait que ce reconfinement causera de grands dommages. "Là on tend vers 30 % de casse sur l'ensemble des métiers de l'hôtellerie, restauration et discothèques, c'est-à-dire des établissements qui ne tiendront pas." 

"On demande à ce que les aides arrivent immédiatement. Le chiffre d'affaire du jour pour nous c'est la trésorerie du lendemain. Le temps des administrations n'est pas compatible avec celui des entreprises." 

 
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