Des agriculteurs passionnés lancent "Ribines", leur marque de yaourts

Valoriser son lait en produisant directement ses yaourts, c’est le projet lancé par un collectif d’éleveurs laitiers. 35 fermes d’Ille-Et-Vilaine se sont assemblées autour de Ribines, leur marque de yaourts.

De la production à la commercialisation, les agriculteurs mettent la main à la pâte.
De la production à la commercialisation, les agriculteurs mettent la main à la pâte. © France 3 Bretagne

C’est un nouveau-venu au rayon des produits laitiers : Ribines. Un nom breton symbolique, comme l’explique Jérôme Taligot, éleveur laitier membre du projet : "Ribines, ça veut dire petits chemins de terre, ce sont les sentiers qui permettent de nous rapprocher de nos clients."


Du pis de la vache au pot de yaourt


Pour atteindre directement les consommateurs, ces agriculteurs ont choisi de produire leur yaourt. Et de mettre en avant leur travail en valorisant la matière première : le lait.

"Nos yaourts sont fabriqués avec le lait tel qu’il sort du pis de la vache. Directement du pis au pot de yaourt. Notre lait n’est pas écrémé ni standardisé, ça veut dire qu’on conserve tous les arômes naturels du lait. Et ça donne un yaourt plus doux, avec la petite couche de crème.", détaille Jean-Michel Le Tertre, éleveur laitier impliqué dans le développement de la gamme.

Ribines, c’est une marque de produits locaux, de saison, transformés par nos soins.

Jérôme Taligot, éleveur laitier


Une réponse à la crise du lait


Dans sa salle de traite à Chaumeré, Antoine Touchais se remémore les débuts de la marque : "La démarche à la base, elle vient d’une réflexion qui a eu lieu suite à la crise du lait de 2016."

À l’époque, les grands groupes laitiers rachètent le lait autour de 300€ les mille litres, pour un coût de production autour des 350€ pour l’exploitation d’Antoine Touchais.
 

C’est un acte militant, parce que le retour économique sera très long. Nous par exemple, nous allons céder notre exploitation dans trois ans : on sait très bien qu’on ne verra pas les dividendes de cette action. On se place dans la durée, on le fait aussi pour nos futurs repreneurs.

Antoine Touchais, éleveur laitier

 

Matin et soir, les vaches d'Antoine Touchais passent à la traite.
Matin et soir, les vaches d'Antoine Touchais passent à la traite. © France 3 Bretagne


"Créer une marque qui nous représente"


Une vente à perte et surtout une prise de conscience pour certains éleveurs : "On s’est aperçus après cette période-là que le lait qu’on produit était traité comme du lait qui pouvait venir de n’importe où dans le monde, dénonce Antoine Touchais. Nous nous sommes des acteurs du territoire, on travaille en local. Donc le meilleur moyen de mettre notre lait en avant c’était de créer une marque qui nous représente."


En vente direct et en supermarché


Les petits pots de yaourt fermiers se font une place parmi les produits laitiers. Pour l’Hyper U de Châteaugiron, la marque répond à une demande des clients selon Guillaume Pigeon, responsable adjoint du rayon crémerie : "Le local plaît de plus en plus, les clients ont envie de manger un bon produit, qui vient des fois de la ferme d’à côté, à 5 min."
 

Dans tous les rayons, on essaie de mettre un peu plus de local.

Guillaume Pigeon, responsable adjoint du rayon crémerie Hyper U

 


Et bientôt des nouveautés


"La marque va continuer à se développer. Nous allons chercher à créer de nouveaux produits pour prendre un peu plus de place dans les rayons et se faire voir de plus en plus." explique Jérôme Taligot.

Le mois prochain, deux nouveaux goûts viendront rejoindre la gamme actuelle. Des saveurs encore secrètes, que les consommateurs sont invités à deviner sur les réseaux sociaux.
 

Tic tac tic tac... de NOUVEAUX PRODUITS arrivent ⏰ Deux nouveaux parfums seront disponibles très prochainement !...

Publiée par Ribines sur Mardi 19 janvier 2021

 

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