Loi travail : SUD-Solidaires proteste contre les 46 000 € réclamés par la mairie de Rennes

Rebaptisée maison du peuple, la salle de la Cité de Rennes était devenue le coeur de la lutte contre la loi travail à Rennes. / © © Image Twitter de Rouge Colère
Rebaptisée maison du peuple, la salle de la Cité de Rennes était devenue le coeur de la lutte contre la loi travail à Rennes. / © © Image Twitter de Rouge Colère

L'union syndicale SUD-Solidaires a annoncé jeudi son intention de contester auprès du tribunal administratif la facture présentée par la mairie de Rennes après l'occupation d'une salle municipale par des opposants à la loi travail, dénonçant "une manipulation de la municipalité".

Par Lucas Hobé avec AFP

Entre 300 et 500 personnes ont manifesté jeudi devant la mairie à l'appel de SUD-Solidaires, avec la participation de la CGT et FO, pour protester contre les 46 345 euros réclamés par la ville au syndicat pour la réparation des dégâts occasionnés dans la salle de la Cité du 1er au 13 mai. Rebaptisé maison du peuple, ce lieu était devenu le coeur de la lutte contre la loi travail à Rennes.

"La somme réclamée par la ville de Rennes est une intervention politique plus qu'économique. Nous n'avions aucun intérêt à dégrader le lieu. C'est une manipulation de la ville de Rennes. Cette salle était déjà vétuste", a déclaré Gérard Huré, le président de Solidaires 35.

En signe de protestation, les manifestants ont jeté des billets à l’effigie de François Hollande et de Nathalie Appéré, la maire de Rennes et députée d'Ille-et-Vilaine. 

En parallèle, Solidaires va adresser avec d'autres collectifs une lettre ouverte à la ville pour "proposer une aide à réhabilitation de la Maison du peuple, à condition que le lieu soit mis à la disposition permanente du mouvement social", a ajouté Gérard Huré.

Lors du mouvement social du printemps dernier, la salle, dont Solidaires s'était porté garant auprès de la mairie, avait été investie à deux reprises par des manifestants contre la loi travail, majoritairement des étudiants de l'université Rennes 2, pour leur permettre de débattre.

Elle avait finalement été évacuée à deux reprises par les forces de l'ordre.

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