VIDÉO. Pourquoi la Bretagne est-elle devenue la première région productrice de tomates en France

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La Bretagne est la première région productrice de ce légume-fruit. ©C.Denis, A.Calvez, A.Grall et T.Descamps

Parmi les légumes bretons, la tomate est un incontournable au même titre que l'artichaut ou le chou-fleur. Crue, ou cuite, facile à cuisiner : le fruit-légume rouge accumule les atouts et la Bretagne en est la première région productrice. Une tomate française sur trois a poussé sous une serre bretonne.

Ce fruit-légume rouge est l'incontournable des tables françaises. En format coeur-de-boeuf ou cerise, rouge ou jaune, la tomate est un des légumes-fruits préférés des Français. La Bretagne en est la première région productrice dans l'Hexagone. La région possède en effet de nombreux atouts pour cultiver différentes variétés de tomates.

Les producteurs de tomates sous abri peuvent d'abord s'appuyer sur un climat idéal, ni trop chaud ni trop froid. "Nous n'avons pas de chutes de température ou de forts pics de chaleur, nous ne subissons pas de grosse pression de ravageurs", énumère Ronan Collet, producteur de tomates et vice-président de la coopérative Solarenn. "Ça nous permet de cultiver sans dépenser trop d’énergie ou avoir des problèmes sanitaires dans la serre." Dans la serre, la température est idéale en ce mois de juillet 2023 : il fait une vingtaine de degrés.

Une tomate française sur trois est produite en Bretagne

Face à la concurrence espagnole et marocaine, la tomate bretonne résiste. À partir des années 1990, les maraîchers bretons ont dû innover et créer de nouvelles variétés, avec des critères comme la résistance aux maladies ou la diversification de la gamme. Tomate cocktail, cœur-de-pigeon ou ananas: le nombre de variétés semble presque infini.

À Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère, les trois coopératives bretonnes ont créé une station expérimentale. 150 variétés de tomates y sont à l'étude. Également en test, de nouvelles techniques de culture, avec moins d'irrigation ou sans chaleur ajoutée. "On est dans de la culture à froid, sans chauffage", décrit Alain Guillou, ingénieur d'expérimentation au Caté (Comité d'action technique et économique). "Le calendrier change car la plantation se fait mi-mars et on a commencé à récolter à la mi-mai, voire à la fin mai."

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La Bretagne compte près de 600 hectares de serre, mais pour le leader breton Savéol, basé à Plougastel (Finistère), il y a encore de la place pour de nouvelles installations. En France, environ 1 tomate sur 2 est importée, principalement d’Espagne ou du Maroc. "Si on veut maintenir notre souveraineté alimentaire, il faut continuer à installer des jeunes et développer de manière raisonnée des serres sur le territoire breton", insiste le président de Savéol Pierre-Yves Jestin.

Entre tradition légumière et innovation technique, la tomate bretonne a un bel avenir devant elle.

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