Municipale 2020 : que retenir du débat à Bastia ?

De gauche à droite, Filippo de Carlo, Eric Simoni, Paul-Felix Benedetti, Jean-Martin Mondoloni, Pierre Savelli, Jean-Sébastien de Casalta, Jean Zuccarelli, et Julien Morganti / © DR
De gauche à droite, Filippo de Carlo, Eric Simoni, Paul-Felix Benedetti, Jean-Martin Mondoloni, Pierre Savelli, Jean-Sébastien de Casalta, Jean Zuccarelli, et Julien Morganti / © DR

REPLAY : retrouvez ici l'intégralité du débat entre les huit candidats qui briguent le fauteuil de maire à Bastia, réunis sur le plateau de France 3 Corse ViaStella. C'est un euphémisme de dire que le débat a été... énergique.

Par Sébastien Bonifay

► Pour (re)voir le débat dans son intégralité :

Municipales 2020 à Bastia : le débat


VERBATIM du débat du premier tour :

Pierre Savelli,
Bastia più forte inseme :
- L'alliance avec une autre liste nationaliste n'a pas pu se faire au premier tour, mais ça se fera peut-être au second tour. 
Ce qui achoppait avec nos amis de Corsica Libera, c'est qu'ils voulaient une liste d'union, et nous, une liste de rassemblement.


- Au soir du premier tour nous ferons les comptes. Nous savons que nous serons largement en tête, et nous discuterons avec tout le monde, même si nous sommes plus proches de certains que d'autres. 

- Tout se qui est excessif est dérisoire, et cette phrase s'applique parfaitement aux attaques que j'entends ce soir sur mon bilan.
Aujourd'hui la ville de Bastia est sur la bonne voie. Et ceux qui le nient, nient la vérité. Nous avons réussi à infléchir le déclin de la ville. 


 


Jean Zuccarelli,
Choisir Bastia :
- Nous sommes dans une démarche de reconquête. J'aime ma ville, et je me refuse à la voir décliner. Notre motivation à agir pour Bastia n'a jamais failli. 

- Nous sommes conscients que notre seule liste ne pourra pas l'emporter au second tour sans un rassemblement. Et toutes les listes d'opposition ont vocation à se rassembler, sur un principe de gestion rigoureux. 
Nous représentons un vote utile pour ceux qui pensent qu'une alliance est nécessaire au second tour. 


- Les deux principaux protagonistes de 2014, Gilles Simeoni et François Tatti, ne sont pas là sur ce plateau. L'un a abandonné les Bastiais très rapidement, et l'autre n'a pas eu le courage de venir défendre son bilan ici-même.
Il se fait remplacer par Jean-Sébastien de Casalta. 

 
 
Bastia (Haute-Corse), vue sur l'entrée du Vieux port depuis les jardins de la citadelle. / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
Bastia (Haute-Corse), vue sur l'entrée du Vieux port depuis les jardins de la citadelle. / © C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Eric Simoni,
Pè Bastia :
- Nous voulons libérer et construire notre pays, pas être les gardiens d'une prison. Nous savons que beaucoup de gens nous rejoignent, qui considèrent que les corses ont validé une option, Pè a Corsica, qui est historique au niveau national, et qui se doit se décliner au niveau local et municipal. 

- La majorité municipale n'est pas une majorité nationaliste. C'est une liste hétéroclite qui at été portée aux affaires, et de surcroît Bastia a été pris en hotage par une querelle entre le maire et le président de la CAB.
 La municipalité sortante a fait preuve d'un manque de cohérence et de vision globale. Mais il ne faut pas s'arrêter aux six dernières années. On oublie ce qui s'est passé avant, et c'est un peu facile. 

- Il y a autant de différence entre le projet du port de la Carbonite et le Portu Novu qu'entre un meeting et une réunion publique ! 
 

Jean-Martin Modoloni,
Bastia Altrimente :
- On ne peut jamais raisonner dans le champ étriqué de ses propres convictions, alors je n'ai pas voulu construire une liste de clones. Je pense que la vérité a toujours un pied dans le camp d'en face.
Je pense que l'action politique moderne est faite de créativité et d'inventivité.


- Ma famille est unie, contrairement à d'autres, et ça me donne l'opportunité de penser que je suis dans une configuration qui me permettra d'être en tête de l'opposition au soir du premier tour. 
Et en politique il ne faut pas faire de soustractions mais des additions. Celui qui sera en tête au premier tour devra rassembler. 


 
 

Jean-Sébastien De Casalta
Spartimu l'Avvene :

- Je suis un enfant de Bastia, j'y suis installé depuis toujoutrs et c'est mon premier engangements politique. J'incarne le renouveau. Je ne suis pas comptable des querelles qui datent d'avant ma candidature. Je revendique une démarche d'union que j'entends poursuivre. 

- Je ne suis pas un candidat alibi, je ne suis le remplacant de personne. Je ne porte, et ne suis comptable, d'aucun bilan.
Je m'inscris dans une démarche de gauche humaniste, et j'ai rassemblé autour de moi le MCD, le Parti Radical, qui s'affrontaient en 2014, mais aussi des bastiaises et des bastiais réunis au-delà des clivages partisans. 


- L'histoire ne repasse pas les plats. Bastia a besoin d'un maire de gauche qui soit capable de rassurer, qui porte des mesures ambitieuses et réalistes, et qui rassemble autour d'un projet fédérateur.       
 

Julien Morganti,
Un futur pour Bastia :

- J'ai ancré cette démarche dans le temps avec un projet très ambitieux. Notre force, c'est les Bastiais. je ne veux pas rassembler un tel ou un tel, tel ou tel parti, mais les Bastiais. 

- S'il y a pas eu d'union au premier tour entre les candidats de gauche ça veut dire qu'il y a un souci. Ce n'est pas dans les arrière-salles que cette union se décidera, et qu'elle sera possible. Il faut tirer les lecons de 2014. Il faut se garder des arithmétiques. Au soir du premier tour, le premier n'est pas automatiquement la tête de liste. 


- Nous avons fait une campagne digne, propre, saine, et dimanche il faudra faire un choix entre le renouveau qu'on peut incarner, et une mairie qui a échoué.
 
 
► La mairie de Bastia, rond-point Noguès :

Paul-Felix Benedetti,
Bastia in Core :

- Nous sommes dans la continuité d'un engagement politique, un vieux combat pour Bastia. Un combat que j'ai commencé pour ma part il y a 25 ans en étant, déjà, candidat. Et on considère que l'offre politique qui a renversé le clan il y a six ans n'est pas suffisante. Nous proposons une alternative politique. 

- Je n'ai pas vocation à être l'adjoint du maire. On maintiendra notre ligne au second tour, sans alliance. On discute pas depuis 6 ans avec l'actuelle majorité municipale, et vous voudriez qu'on discute maintenant pour des choses futiles ? 

- Avec conviction, je m'adresse aux bastiaises et aux bastiais, pour leur dire je pense que nous incarnons une ligne cohérente, construite. Et que nous sommes à même, avec dynamisme et volonté, de rallumer le phare éteint de Bastia.
 

Filippo de Carlo,
Bastia Forza Nova :

- Je n'ai pas fait d'union avec le Rassemblement National, je n'ai pas son soutien. Je ne veux pas recevoir d'ordres de Paris, et encore moins du bureau de Marine Le Pen.
Notre liste a été décrite comme une liste raciste, et ca me dérange, surtout quand on voit qui compose ma liste, et qui compose celle des autres. 


- Les électeurs sont assez grands et responsables, ce serait malvenu de ma part de donner des consignes de vote. Quoi qu'il en soit, certaines personnes ont contacté mes colistiers pour de futurs alliances, mais ce sera non.

- Jean-Sébastien de Casalta dit qu'il est nouveau, mais le mécanisme derrière lui reste le même. Celui de la garde impériale des anciens généraux d'Emile Zuccarelli !

 
 

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