500 personnes mobilisées pour exiger le destockage total des déchets de Stockamine qui menacent la nappe phréatique

Tous se sont donnés rendez-vous devant le château d'eau de Wittelsheim (Haut-Rhin) qui dessert 50.000 foyers du bassin potassique pour demander le destockage complet des 42.000 tonnes de déchets toxiques enfouis sous leurs pieds. Une foule bigarrée composée d'élus écologiques, du parti Unser Land, du collectif Destocamine, et de plusieurs syndicats. / © G.Dreyer/France 3 Alsace
Tous se sont donnés rendez-vous devant le château d'eau de Wittelsheim (Haut-Rhin) qui dessert 50.000 foyers du bassin potassique pour demander le destockage complet des 42.000 tonnes de déchets toxiques enfouis sous leurs pieds. Une foule bigarrée composée d'élus écologiques, du parti Unser Land, du collectif Destocamine, et de plusieurs syndicats. / © G.Dreyer/France 3 Alsace

Selon notre équipe 500 personnes ont défilé à Wittelsheim (Haut-Rhin) pour réclamer le déstockage total des 42.000 tonnes de déchets toxiques sur le site de l’ancienne mine de potasse de Wittelsheim. Des déchets stockés depuis 2002 qui menacent de contaminer la nappe phréatique.

Par Judith Jung

Le 30 octobre 2019, il a eu le blocage de protestation des militants du mouvenement Youth for Climate Mulhouse. Samedi 23 novembre 2019, c'était autour du collectif  Destockamine entouré de citoyens, d'élus écologiques et de plusieurs syndicats de se mobiliser pour exiger le retrait total des 42.000 tonnes de déchets dangereux enfouis à 500 mètres de profondeur sur le site de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin), depuis 2002.

Des déchets toxiques stockés dans des galeries instables qui menacent de contaminer la nappe phréatique d'Alsace, la plus grande d'Europe. Car si le risque de pollution est avéré, il n'existe aujourd'hui aucune garantie de destockage de ces produits  (mercure, amiante, arsenic et cyanure) qui ont brûlé il y a déjà 17 ans.    
 
Plus de cent études techniques et finacières ont été menées durant toutes ces années et aucun gouvernement n'a réussi à trancher la question. En janvier 2019 François de Rugy, alors ministre de l'Ecologie, préconaisait l'enfuissement définitif avant de revenir sur ces propos, en février, et de lancer une nouvelle étude devant juger la faisabilité d'une extraction partielle.  Un feuilleton sans fin dénoncé par les manifesttants présents aujourd'hui. Eux veulent sauver l'eau d'Alsace et exige un destockage total : "la saumure polluée de déchets chimiques va remonter à la surface, tôt ou tard" insiste Yann Flory, porte-parole du collectif Destockamine.

Le nouveau rapport demandé en février doit être remis au printemps prochain.
 

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