EN IMAGES. Le cosplay s'invite à Troyes, la parole aux passionné(e)s

Le cosplay consiste à fabriquer le costume d'un personnage qu'on apprécie (d'un livre, d'un film, d'une série, d'un jeu-vidéo...) puis à le porter. Des conventions sont régulièrement organisées pour pouvoir le porter au milieu de tout le monde, comme à Troyes (Aube) les 22 et 23 avril. Les fans ont la parole.

Le cosplay est de plus en plus répandu et accepté. Il s'agit de cette pratique consistant à reproduire le costume d'un personnage de film, série, livre, jeu-vidéo... et de le porter en déambulation ou lors d'une prestation scénique. 

Ce loisir se démocratise de plus en plus (même à l'opéra, où a chanté Anastasia). Il était à l'honneur lors d'une convention (de plus en plus sont organisées). La première du genre dans l'Aube, la Japan Pop Show de Troyes (pas besoin d'avoir un cosplay forcément lié au monde nippon), a eu lieu les samedi 22 et dimanche 23 avril 2023. 

France 3 Champagne-Ardenne y était naturellement présent. La reporter Juliette Prigent a tendu le micro aux passionné(e)s de cosplay, pour qui cette activité est synonyme d'évasion et de rencontres.

Nikita (ou Fée Clochette), passée professionnelle

"Ce costume de Clochette n'est pas extrêmement sophistiqué. Il n'y a pas énormément de matière et de volume. Mais il y a une base complexe, corsetée, sur laquelle j'ai appliqué des feuilles dégradées au feutre, à la main, pour créer de la dimension. Puis j'ai collé un tulle pailleté par-dessus ce motif de feuilles. C'est une espèce de Tetris sur corset structuré. Pour les ailes, une amie m'a aidée à designer le filigrane et on a beaucoup expérimenté, il y a eu beaucoup de ratés. On a commandé une découpe métallique faite par un professionnel : pour que ce soit identique et pour que ça résiste à la convention. Plus la perruque et mes chaussures customisées."

"Si je devais estimer ce cosplay, je dirais 250 euros. C'est conséquent, mais j'ai déjà vu de très belles fées Clochette qui avaient dépensé beaucoup moins et sur qui ça rend très bien. Il y a moyen de faire des choses très chouettes, avec très peu de budget. : il faut pouvoir se faire plaisir." 

Il y a moyen de faire des choses très chouettes avec très peu de budget. Il faut pouvoir se faire plaisir.

Nikita, cosplayeuse professionnelle

"Je fais ça depuis 2006. Évidemment, comme pour tout le monde, au début, c'était un loisir. Au fur et à mesure, c'est devenu quelque chose qui a pris une grosse part dans ma vie. Ça s'est transformé en partie en activité professionnelle. Cette passion se finance par un équilibre. Je viens en convention avec mon expertise, pour participer à des jurys et des conférences, je prends des photos avec les visiteurs et réponds à leurs questions : je reçois des cachets pour ça. J'ai aussi écrit des livres, je vends quelques produits dérivés, je fais des partenariats... Tout ça m'aide à financer mes costumes." En voir plus sur le site Internet de Nikita

La Reine de Coeur, qui débute

"Pour cette Reine de Coeur, je customise seulement des habits pour le moment : je ne sais pas encore coudre, j'ai commencé il y a seulement un an. Il m'a fallu à peu près deux semaines pour faire toutes les roses. Il y a aussi le sceptre, une semaine à peu près. Et le sac, on va dire une journée et demie. Tout est fait à la main. J'ai aussi un autre costume, de Morticia [la mère dans la Famille Addams ndlr]."

"Ça ne m'a pas coûté beaucoup car j'avais déjà beaucoup de choses. En général, j'en trouve à un ou deux euros à Action, et j'économise chaque mois une partie de mon salaire car je travaille. Mais cela demande plus de temps que d'argent. C'est plus simple, plus joli, et moins cher quand on est créative, et on a moins de risque d'être déçue si on fait soi-même plutôt que de commander. Pour ce costume, je dirais qu'il a coûté une centaine d'euros en comptant tous ses éléments." 

Vous pouvez retrouver d'autres cosplays et interviews dans notre article sur la Game in Reims de novembre 2022.