"Belle revanche, après les échecs contre la Norvège" : les Françaises championnes du monde de handball, grande fierté en Alsace

Les joueuses de l'équipe de France de handball ont encore ramené le titre à la maison. Elles ont vaincu la Norvège lors de la finale du championnat du monde, au Danemark, dimanche 17 décembre. Parmi l'effectif, une Strasbourgeoise : Laura Flippes. Pour les supporters, elle fait rayonner la région.

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31-28 : 3 petits points qui ont propulsé de nouveau les handballeuses tricolores, au plus haut. L'équipe de France féminine de handball est de nouveau championne du monde. Les joueuses ont terrassé leurs rivales Norvégiennes, ce 17 décembre. Le match s'est joué à Herning (Danemark). 

Elles remportent leur troisième titre mondial, après ceux de 2003 et de 2017. Deuxième bonne nouvelle : nos handballeuses sont qualifiées d'office pour les Jeux olympiques de Paris, en juillet prochain. Les tricolores remettront alors en jeu, leur titre de championnes olympiques, gagné en 2021.

Parmi l'équipe victorieuse de ce dimanche, une Strasbourgeoise était dans l'aventure. Il s'agit de Laura Flippes. Elle a joué précédemment chez les Piraths du Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball (SAT Handball). Elle a œuvré à cette nouvelle victoire avec ses six autres complices, ce qui est accueilli avec grande joie en Alsace.

Une joie intergénérationnelle

Pas la peine de se faire prier pour suivre cette finale épique, chez Gilles. Cet habitant de Wasselonne (Bas-Rhin), 44 ans, ancien handballeur de haut niveau, a suivi la finale devant sa télévision et avec sa famille. "On était tous là, ma fille qui joue chez les moins de 15 ans au SAT handball, mon fils handballeur chez les moins de 18 ans au HDH Hochfelden-Schwindratzheim et mon épouse, qui n'a jamais fait de handball", se souvient-il. 

Il ne pratique plus ce sport, à présent : il est passé côté coachs. "Avant, j'avais évolué à Sélestat en jeune puis en D2, à Robetsau en N1 et D2, et puis à Reichstatt de D2 à N1. Depuis septembre, j'entraîne désormais la trentaine de moins de 18 ans au HDH Hochfelden-Schwindratzheim, dont mon fils. La première équipe est au 2ème niveau national, qu'on appelle 'Élite régional', et la seconde équipe en 'Honneur départemental'", détaille Gilles.

Lorsqu'on lui demande ses impressions sur la rencontre, son avis est très tranché. "C'est une très belle revanche, après les échecs contre la Norvège, sur autres compétitions importantes, mais aussi phase de poule. Ledernier match du tour principal devait définir la première place du groupe, ça s'est vraiment joué aux dernières secondes", analyse ce grand fan. Une précieuse victoire, car gagner "deux fois de suite contre la Norvège, c'est rare dans le handball féminin français".

Dans son salon, unanimité et joie, au moment du coup de sifflet final. 

"On a tous eu les larmes aux yeux, tous émus, c'était un super moment à voir"

Gilles

Entraîneur des handballeurs (-18 ans) au HDH Hochfelden-Schwindratzheim

Trois points ont séparé les Françaises et les Scandinaves, mais c'est bel et bien confirmé : le troisième titre mondial est à elles. À en croire ce spécialiste, cela présage de beaux jours à venir : "C'est très très bien pour cette nouvelle génération."

Impossible pour lui de ne pas penser au 26 juillet prochain. La date de l'ouverture des Jeux olympiques de paris. "Cette victoire les positionne forcément comme favorites. Elles sont en plus championnes olympiques en titre, favorites et elles ont l'envie de continuer de gagner. Il n'y a qu'à voir Grandveau qui était le symbole en inversant la vapeur, lors de la seconde mi-temps. Après que Laura Flippes se soit blessée, elle l'a remplacée et a été décisive en attaque comme en défense", souligne-t-il.

Laura Flippes a malheureusement dû sortir, mais son action a fortement contribué à cette heureuse fin. Le résultat d'un travail de longue haleine, à en croire un responsable actuel de son ancien club. Elle a évolué au Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball (SAT Handball), jusqu'en 2013. Avant de rejoindre Metz, et notamment Chloé Valentini.

Elle n'oublie d'où elle vient, et son club le lui rend bien. "On est très contents pour elle. Elle est attachée à son territoire, et revient dès qu'elle peut dire bonjour à l'équipe. Elle est souvent sur les opérations du comité départemental, notamment celles sur le handicap. En octobre dernier, elle a donné le coup d'envoi du match contre Chambray-les-Tours, à Strasbourg. On est content qu'elle valorise ses performances par un titre. C'est une top joueuse", se réjouit Aurélien Duraffourg, actuel entraîneur du club Strasbourgeois.

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Autre échéance de taille pour les sept merveilleuses, les qualifications pour le championnat d'Europe 2024 : les matchs auront lieu en mars et avril prochain. C'est en quelque sorte leur dernier échauffement, avant les Jeux olympiques de Paris, trois mois plus tard.