Municipales 2020 à Strasbourg : un débat des jeunes colistiers le mardi 3 mars au FEC

Le débat a lieu au Foyer de l'étudiant catholique (Fec) de Strasbourg (Bas-Rhin). / © Capture d'écran Google Street View
Le débat a lieu au Foyer de l'étudiant catholique (Fec) de Strasbourg (Bas-Rhin). / © Capture d'écran Google Street View

Un débat entre des jeunes colistières et colistiers de six des onze listes concourant aux élections municipales à Strasbourg (Bas-Rhin). C'est le mardi 3 mars à 19 heures, au Foyer de l'étudiant catholique (Fec) : un lieu connu pour recevoir des conférences et débats divers et variés.

Par Vincent Ballester

Un débat de jeunes colistières et colisitiers se tient à Strasbourg (Bas-Rhin), à l'occasion des élections municipales de 2020. Il a lieu le mardi 3 mars à 19 heures, au Foyer de l'étudiant catholique (Fec), qui se trouve au 17 place Saint-Étienne.

Une fois renouvelé, le conseil municipal sera sans doute un peu rajeuni. La jeunesse de certaines têtes de liste est devenue un argument de campagne. C'est le cas par exemple du binôme Kevin Loquais-Améris Amblard (respectivement 29 et 21 ans) chez Strasbourg en commun, ou de Jean-Philippe Vetter (39 ans) de Un nouveau souffle pour Strasbourg. À l'inverse, Catherine Trautmann, 69 ans, a repris les rênes de la liste socialiste et obtenu de bons sondages.
 

Nous avons questionné ces jeunes pour connaître les raisons de leur engagement, et leurs propositions pour les jeunes... et pour tout le monde.

 

Strasbourg écologiste et citoyenne (EELV/PCF/PP)

Carole Ziélinski a 24 ans. Elle est en service civique chez Atmo Grand Est et va défendre la liste de Jeanne Barseghian.

"Mon engagement a deux raisons principales. Faire bouger les lignes de ce 'vieux monde' en participant à un véritable renouvellement politique empreint d'exemplarité. Et inciter les jeunes générations à prendre en main le devenir de leur territoire."
 

"Pour permettre aux jeunes de construire sereinement leur avenir, il est nécessaire de leur offrir de bonnes conditions de vie lors de leurs études. C'est pourquoi nous mettrons en place un plan de lutte contre la précarité étudiante."

"Nous allons changer de système de gouvernance en mettant en place des ateliers de projets et de missions citoyennes pour évaluer et contrôler l'action municipale. Nous le ferons avec l'amplification des dispositifs de participation citoyenne : chantiers et budgets participatifs, ainsi que les pétitions citoyennes."

(voir le programme de la liste Strasbourg écologiste et citoyenne)

 

Strasbourg en commun (LFI/G.s/Peps)

Léo-Paul Latasse a 20 ans. Il étudie à l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg et va défendre la liste de Kevin Loquais et Améris Amblard.

"Être un jeune candidat n'a pas de sens politique en soi : on peut être jeune et proposer les mêmes mauvaises idées appliquées depuis 40 ans. Une politique inédite de la ville, émancipatrice, doit être portée : c'est pour ça que je m'engage à Strasbourg en commun, la liste 100% renouvellement."
 

"Le logement est la première dépense des jeunes et des étudiants. Un étudiant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Nous voulons construire 2.000 logements étudiants supplémentaires en partenariat avec le Crous. Les loyers seront encadrés, leur augmentation plafonnée : plus accessibles et moins chers, les logements seront un enjeu d'attractivité et d'émancipation sociale."

"Les gens ne croient plus aux engagements des candidats. Nous proposons qu'à mi-mandat, les élus soient révocables par référendum citoyen convoqué par 10% des habitants de plus 16 ans. Nous ne serons plus contraints d'attendre la fin de leurs mandats pour sanctionner leur trahison des promesses électorales." 

(voir le programme de la liste Strasbourg en commun)

 

Un nouveau souffle pour Strasbourg (LR)

Alexandre Samaloussi-Wolf a 24 ans. Il étudie à l'École de management (EM) de Strasbourg et va défendre la liste de Jean-Philippe Vetter.

"Je me suis tout d’abord engagé auprès des étudiants, au sein du conseil d’administration de l’Unistra. Agir au sein de mon université me tenait vraiment à coeur : Strasbourg est une ville universitaire, avec des étudiants venant de toute la France et du monde. Notre université contribue énormément au rayonnement de Strasbourg. La ville et l’université sont un lieu qui doit être renforcé."
 

"Concernant les étudiants, nous voulons faire de la BNU la première bibliothèque de France ouverte 24h/24. On peut prendre pour exemple le KIT [Karlsruhe Institute of Technology; ndlr] qui dispose d'une bibliothèque ouverte tout le temps."

"Nous voulons développer le 'dimanche en famille' avec la gratuité des musées et des trams et bus le dimanche. L’idée de cette proposition, c’est de rendre accessible et abordable la culture au plus grand nombre. Pour 0 euro, les familles strasbourgeoises, les étudiants ou les amis pourront fréquenter nos musées et élargir leurs horizons."

(voir le programme de la liste Un nouveau souffle pour Strasbourg)

 

Strasbourg plus verte, plus juste, plus forte (LREM/Modem)

Rebecca Breitman a 29 ans. Elle est l'attachée parlementaire du député du Bas-Rhin Sylvain Waserman (LREM) et va défendre la liste d'Alain Fontanel.

"Les élections municipales sont l’opportunité de s’investir au plus près des citoyens. C’est cette proximité d’action qui anime et motive mon engagement. Je suis convaincue que les jeunes ont toute leur place à prendre dans la décision et le débat publics. C'est l’esprit de notre liste : 80% de nos colistiers s’engagent dans une élection pour la première fois."
 

"Le programme '1000 révélateurs de talent' me tient particulièrement à cœur. L’objectif est de mettre en relation des actifs bénévoles et des jeunes en recherche d’emploi pour les entraîner à passer des entretiens, et leur faire profiter de leurs réseaux. C’est un programme solidaire, basé sur l’engagement citoyen, qui valorise les savoir-faire et simplifie le parcours vers l’emploi, notamment sur le marché allemand."

"L’une de nos mesures fortes consiste en la mise en place d’un service de transports en commun universel avec des trams, le BNHS, et des grandes lignes de bus qui fonctionnent 24h/24 et 7j/7 . Avec un arrêt à moins de 500 mètres pour chaque habitant, assorti d’un temps d’attente de maximum 15 minutes en journée."

(voir le programme de la liste Strasbourg plus verte, plus juste, plus forte)

 

Faire ensemble Strasbourg (PS)

Céline Geissmann a 27 ans. Elle travaille comme responsable des affaires publiques chez Microsoft et va défendre la liste de Catherine Trautmann.

"Les jeunes Britanniques étaient majoritairement opposés au Brexit. À cause de leur abstention, le Brexit a eu lieu. Ces jeunes en ont été les premiers affectés, avec la fin des subventions européennes aux universités britanniques et du programme Erasmus. Cela prouve que nous, les jeunes, devons aller voter pour faire entendre notre voix."
 

"Nous mettrons en place la caution solidaire pour permettre aux étudiants modestes d’accéder à un logement décent. Nous soutiendrons également les épiceries sociales et solidaires étudiantes."

"Nous proposons la gratuité des transports pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans, mais aussi la gratuité pour tous dès le premier jour d’un épisode de pollution de l’air. Cela permet d'apporter des réponses concrètes à un grand enjeu de mobilité durable. "

(voir le programme de la liste Faire ensemble Strasbourg)

 

Citoyens engagés (SE)

Jean Faivre a 26 ans. Il est l'assistant parlementaire de l'eurodéputé François Alfonsi (régionaliste corse au sein du groupe écologiste) et va défendre la liste citoyenne de Chantal Cutajar.

"Une liste doit refléter fidèlement la composition de la société strasbourgeoise. Les jeunes doivent prendre part au débat tout comme les moins jeunes, dans une perspective intergénérationnelle qui permet l’enrichissement de chacun et l’échange de savoirs complémentaires. Les jeunes peuvent enseigner aux seniors l’accès au numérique; et les seniors pourraient aider les jeunes pour la pratique de la langue régionale qui ouvre vers l’allemand, langue pourvoyeuse d’emplois."                     

"Je propose de mettre en place une plateforme de rencontre entre offreurs et demandeurs de logements. Souvent, les personnes âgées disposent d’une pièce inoccupée qui fera le plaisir d’un jeune commençant sa vie étudiante ou professionnelle. La ville doit initier et favoriser cette rencontre entre générations pour répondre à la précarité croissante de nombreux jeunes de notre ville."

"J'ai déjà répondu à la troisième question dans la deuxième. Pour moi, il est inutile de construire les solutions et politiques de manière isolée. Il est préférable de construire des solutions transversales et inclusives qui répondent au caractère complexe des problématiques. Retissons du lien et cessons l’archipellisation de Strasbourg."

(voir le programme de la liste Citoyens engagés)


 

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