Déraillement du TGV d'essais : pour un kilomètre de plus ?

La rame d'essais avait abordé la courbe à plus de 240 km/h, au lieu de 176 km/h. / © FTV Alsace
La rame d'essais avait abordé la courbe à plus de 240 km/h, au lieu de 176 km/h. / © FTV Alsace

Selon nos confrères du Parisien-Aujourd'hui en France, l'excès de vitesse qui a causé le drame du 14 novembre près de Strasbourg serait dû à un cadre transport à bord du train : il aurait demandé au conducteur de freiner un kilomètre plus loin que prévu, pensant qu'il y avait "de la marge".

Par Benoît de Butler

La campagne d'essais (qui a repris en début de semaine après trois mois d'interruption) a pour objectif d'établir les vitesses qui seront appliquées sur chaque portion de voie en fonctionnement commercial. De concilier le temps de parcours - raison d'être du TGV - avec la sécurité. Si l'on peut démontrer que quelques secondes peuvent être gagnées sans risque à tel ou tel endroit de la nouvelle ligne, pourquoi pas ? 
Mais selon Aujourd'hui en France du samedi 3 mars, un cadre "transport traction" de la SNCF aurait pu aller trop loin dans la recherche de la performance. S'appuyant sur l'expérience d'un essai précédent, il aurait demandé au conducteur de freiner un kilomètre plus tard à l'approche de la courbe de raccordement de la LGV. Ordre qu'il a reconnu devant les enquêteurs.
Ce serait l'explication de la vitesse très excessive, relevée dès le début de l'enquête, et qui a causé le déraillement de la rame d'essai
Ces révélations surviennent le jour où les familles des victimes avaient rendez-vous avec la SNCF pour évoquer la question des indemnisations.

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