Haut-Rhin : enquête ouverte pour des injures anti-gendarmes sur Facebook

La gendarmerie enquête sur des injures anti-gendarmes proférées sur Facebook. / © Jean-Marc Loos, MaxPPP
La gendarmerie enquête sur des injures anti-gendarmes proférées sur Facebook. / © Jean-Marc Loos, MaxPPP

Des injures ciblant les gendarmes ont été publiées en octobre par une poignée d'internautes de la page Facebook Info Trafic du Haut-Rhin. Une enquête a été ouverte. Les commentaires publiés sur les réseaux sociaux tombent sous le coup de la loi.

Par Vincent Ballester

"Fils de p...", "des menaces de mort""des insultes sur la famille"... Une floppée de commentaires sur la page Facebook Info Trafic du Haut-Rhin (ITHR) qui ont conduit les gendarmes de Colmar (Haut-Rhin) à ouvrir une enquête. Le mardi 3 décembre 2019, les responsables de la page Facebook ont révélé que ces injures avaient été repérées et avaient fait l'objet d'une plainte de la part de la gendarmerie.

"La gendarmerie n'avait rien à nous reprocher, elle nous a même remercié pour le travail qu'on fait. Concernant ces commentaires, c'est régulier, même si c'est le fait d'une minorité. On le supprime, et si ça continue, on bannit la personne", explique un des responsables de la page à France 3 Alsace. Mais malgré de lourdes plages horaires (plusieurs heures) consacrées à la modération, il n'a pas été possible de supprimer plusieurs injures anti-gendarmes. L'occasion de rappeler qu'injurier sur Internet peut coûter cher : jusqu'à 12.000 euros d'amende.
 

Une minorité bruyante

"Il n'y a pas que des insultes, que ce soit envers les forces de l'ordre... Ou entre les gens eux-mêmes qui se disputent à l'occasion de débats houleux au sujet des camionneurs, des motards, des agriculteurs. Il y a aussi des moqueries quand il y a un accident. Ça reste minoritaire, mais c'est dommage. Ce qu'on désire conserver, nous, c'est une bonne ambiance, entente entre personnes qui échangent, qui demandent des informations. On ne veut pas que ce soit noyé dans les insultes."

Contactée par téléphone, la gendarmerie n'a pas voulu commenter cette affaire. 
 

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