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L’avventura : un jeune cordonnier italien vient tenter sa chance à Saint Louis

Gianluca Picciolo est venu en Alsace pour trouver une clientèle pour ses chaussures sur mesure
Gianluca Picciolo est venu en Alsace pour trouver une clientèle pour ses chaussures sur mesure

Dans son village des Pouilles, Gianluca Picciolo ne trouvait pas clientèle à son pied. Ce jeune cordonnier s’est installé dans le Haut-Rhin pour faire plus que réparer des chaussures et vendre ses propres créations.

Par Stéphane Gaudry

Il le dit lui-même, venir à Saint Louis, c’est un peu « l’avventura ». A 29 ans, Gianluca Picciolo a quitté Aradeo, son village des Pouilles dans le sud de l’Italie pour s’installer en France. Et sans parler un seul mot de français, et encore moins d’alsacien, ce jeune cordonnier a ouvert sa boutique à Saint Louis. Avec un rêve, trouver ici, en Alsace, une clientèle qui apprécie ses créations.

Car si ce jeune cordonnier aime réparer les chaussures, ce qu’il aime avant tout, c’est de les fabriquer. Tailler le cuir, le marteler, le clouer, le coller, le coudre. Une vocation qu’il découvre à l’âge de 14 ans. Pas très bon à l’école, il atterrit dans l’échoppe d’un vieux cordonnier de son quartier qui lui fait découvrir le métier. C’est le coup de foudre. Gianluca passera des années auprès de lui à améliorer son savoir-faire, avant d’ouvrir son propre atelier, il y a 6 ans.

Mais dans son village, Gianluca ne trouve pas de clients pour ses chaussures sur mesure. Il décide donc de fermer boutique pour tenter sa chance en France. Et Gianluca n’a pas quitté l’Italie tout seul. S’il est venu à Saint Louis avec femme et enfant, pour se rapprocher de son père, il a aussi entrainé dans son aventure Simone, son aide, et Sonia, son associée. Pendant que lui modèle les chaussures, elle découpe les peaux, et fabrique aussi de nombreux autres objets de maroquinerie, comme des sacs, des porte-bouteilles, des ceintures, des mallettes, etc.



Pour l’heure le trio se fait comprendre des clients avec les mains et l’aide du traducteur de leur smartphone, mais ils ont commencé à prendre des cours de français, et espèrent bien importer avec eux une certaine idée du luxe à l’italienne.


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