• MÉTÉO
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS

Bientôt des drones en Champagne pour traiter les vignes ?

L'intérêt du drone pour traiter les vignes, c'est sa précision d'intervention et sa rapidité. ​​​​​​ / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne
L'intérêt du drone pour traiter les vignes, c'est sa précision d'intervention et sa rapidité. ​​​​​​ / © Xavier Claeys / France 3 Champagne-Ardenne

Les drones vont-ils s'implanter dans nos vignobles ? Une démonstration était organisée à Cuisles dans la vallée de la Marne. L'usage de ces drones, très réglementé, pourrait se généraliser auprès des viticulteurs bio.

Par IG avec Sophie Dumay

De drôles d'oiseaux feront peut-être bientôt leur apparition dans le ciel champenois. La chambre d'agriculture de la Marne a organisé ce mardi 14 mai après-midi une démonstration de pulvérisation par drone sur une parcelle conduite en bio à Cuisles, dans la vallée de la Marne. Aux commandes de cet engin volant, Bertrand Saulnier, le télépilote, connaît bien les vignes de la Côte-Rôtie, dans la vallée du Rhône. "Sur ces coteaux très escarpés, il faut 4 heures à deux personnes pour traiter un hectare avec des atomiseurs à dos. Aujourd'hui, avec ce drone-là, une seule personne en deux heures peut traiter un hectare", compare ce pilote du drone. 
 

Les traitements phytosanitaires par voie aérienne interdits en France

Sauf autorisation préfectorale spécifique (ce qui ne s'est encore jamais produit), l'épandage de produits de traitement par voie aérienne est complètement interdit depuis 2014. Mais les traitements par drone pourraient à l'avenir fleurir dans le paysage de champagne. Cette technologie ne serait utilisée que sous certaines conditions. Il faudrait être titulaire d'un brevet de télépilote et déclarer les autorisations de vols au-dessus des parcelles à traiter, uniquement des coteaux escarpés à plus de 30%.

L'utilisation de produits phytopharmaceutiques n'est pas permis en épandage aérien. Seuls les traitements utilisés dans l'agriculture biologique ou biodynamique pourraient être autorisés. Les vignerons bio seront peut-être les premiers à utiliser ces nouvelles technologies. Ce qui permettrait de rendre plus attractif leur mode de culture.
 

Sur le même sujet

Sortie du livre sur l'affaire Lambert : le docteur Eric Kariger invité du 12/13

Les + Lus