Chauffage, éclairage public… Reims annonce son plan de sobriété pour faire face à la crise énergétique

Publié le Mis à jour le
Écrit par Matti Faye .

La ville de Reims et le Grand Reims ont présenté ce vendredi 30 septembre leur plan de sobriété. Chauffage, équipement sportifs, éclairage public… on vous détaille les principales mesures annoncées.

La crise énergétique inquiète les ménages mais aussi les collectivités. La ville de Reims et la communauté d'agglomération du Grand Reims ont présenté ce vendredi 30 septembre leur plan de sobriété, afin de limiter leurs consommations d'énergie et freiner l'explosion des factures.

"La crise énergétique que nous traversons nous conduit à présenter un plan de sobriété ponctuel. Pour autant, il ne s’agit pas de passer l’hiver mais de poursuivre la transformation de nos habitudes", précisent les collectivités. Elles ont donc détaillé des mesures touchant par exemple le chauffage ou l'éclairage public pour faire face à l'urgence. Mais elles ont également rappelé les actions déjà lancées pour agir sur le plus long terme.

D'autres villes de la région, comme Nancy ou Strasbourg par exemple, ont déjà annoncé des mesures similaires.

Un chauffage abaissé

La température doit baisser de deux degrés dans les piscines municipales, "aussi bien dans les bassins que pour la température de l'air. Même chose pour les gymnases, avec -2°C "dans les halls (basket, vollley, hand, badminton) et dans les vestiaires", précise le document qui récapitule les mesures.

Les espaces culturels verront leur température abaissée "deux heures avant leur fermeture." Cependant, "la température dans les écoles et les crèches sera maintenue", assure la mairie.

L'éclairage public limité

"Une réduction, voire une extinction complète de l’éclairage public, sera pratiquée dans les communes du Grand Reims", annonce la communauté urbaine.

Elle rappelle que la puissance électrique est déjà réduite "de 50% chaque nuit de minuit à 5h". Cette plage horaire va être élargie de deux heures supplémentaires et sera mise en œuvre "de 22h à 5h sur le périmètre de l'ex-Reims métropole."

Les monuments historiques ne seront plus éclairés à partir de 22h en semaine, et minuit le week-end. C'est une heure plus tôt qu'aujourd'hui. La mesure doit permettre "25% d'économies", assure la ville.

Les décorations de Noël seront éteintes à 22h en semaine, à 23h les vendredis et samedis et ne seront plus allumées le matin entre 6h et 8h.

Enfin, l'éclairage public sera totalement éteint "sur les zones d’activité économique, sauf dans les emprises où il est indispensable". Le boulevard des Tondeurs ne sera lui plus éclairé mais bénéficiera d'un simple balisage lumineux. De quoi permettre d'économiser rien que sur cet axe "50 000 euros par an", comme nous le précisait il y a quelques jours Karine Masset, la responsable éclairage public du Grand Reims.

Les deux collectivités chiffrent les économies sur le gaz à environ 2 700 MWh, soit une consommation réduite de 8% sur l'ensemble des équipements publics. Pour l'électricité, la baisse est estimée à environ 4 400 MWh, soit une réduction de 21% sur l'ensemble des équipements publics.

Des amplitudes d'ouvertures réduites

La ville envisage la fermeture de la piscine Talleyrand pendant l'hiver. Les piscine de Louvois et Château d'Eau, reliées au réseau de chaleur urbain, vont pouvoir rester ouvertes. Celle d'Orgeval, "alimentée au gaz et au biogaz", le pourra également. 

Une concertation doit être menée pour décider de réduire les plages d'ouverture des piscines, patinoires et des autres équipements sportifs de la ville. "Le travail se fait au cas par cas", assure la ville.

Rappelons que la piscine UCPA Sport Station près de la gare n'est pas gérée directement par la mairie. Elle n'est donc pas concernée par ces annonces. Néanmoins, des discussions sont en cours avec le délégataire.

Plus de bus au gaz naturel

Au delà de ces mesures mises en place pour cet hiver, la ville et l'agglomération disent vouloir accélérer la rénovation énergétique de leurs locaux. Elles rappellent les projets déjà lancés d'installations photovoltaïques sur les écoles, les centres techniques ou les déchetteries.

Par ailleurs, le remplacement des lampadaires par des modèles équipés d'éclairages à LED, plus économes en énergie, se poursuit.

Un travail doit également être mené "sur la rationalisation [des] lieux de stockage et le regroupement de tout ou partie des services techniques." Enfin, le fonctionnement des "activités énergivores" de l’usine d’épuration de Reims doit faire rapidement l'objet d'une "étude d'optimisation".

Des bus au gaz naturel sont progressivement mis en service sur le réseau de transports Citura. Quatre bus sont déjà en circulation, 15 autres vont rapidement les rejoindre. D'ici 2024, 18 bus supplémentaires seront livrés. "Les moteurs au gaz naturel sont réputés pour être particulièrement efficients", affirme l'agglomération.

La même technologie équipe les nouveaux camions bennes qui viendront collecter les ordures sur l'agglomération d'ici fin octobre dans les communes de l'ex-Reims Métropole. En plus de limiter les nuisances sonores, "cette solution réduit l’émission de particules fines de 95 % par rapport aux normes diesel Euro 6 et de 70 % l’émission des NOx (oxyde d'azote)", précise le communiqué.

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