Municipales 2020 : à Metz, Grosdidier conforte son avance face à des adversaires divisés

François Grosdidier en campagne à Metz, le 3 février dernier / © Julien Lanchas, France 3 Lorraine
François Grosdidier en campagne à Metz, le 3 février dernier / © Julien Lanchas, France 3 Lorraine

Un sondage publié ce jeudi 6 février donne 29 % d'intentions de vote au candidat Les Républicains. La liste "plurielle" de Xavier Bouvet - soutenue par le PS - et le RN de Françoise Grolet seraient respectivement 2e et 3e. Les candidats centristes sont victimes de leurs divisions.

Par Benoît de Butler

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Candidat déclaré depuis 10 mois, rapidement soutenu par son parti, François Grosdidier semble largement en tête à Metz si l'on en croit cette enquête réalisée fin janvier auprès d'un échantillon représentatif de 800 Messins.*
A l'inverse, hésitations et tergiversations se payent cash : le Parti Socialiste va sans doute perdre une ville, et la République en Marche... une belle occasion de victoire.
© Infographie France 3 Lorraine
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Derrière Grosdidier (Les Républicains), c'est la liste très "gauche plurielle" de Xavier Bouvet (EELV, Génération.s, Radicaux de gauche, PCF... ) qui pointe à la deuxième place. Elle est en train de négocier un soutien (tardif) du PS. Faute d'avoir pu se décider, le parti abandonne en rase campagne deux socialistes : Thomas Scuderi (élu par des militants locaux, mais désavoué à Paris) et Christiane Pallez.

Grosse claque

En troisième position, Françoise Grolet, candidate historique du Rassemblement National, que Marine Le Pen est venue soutenir ce vendredi. A 18 %, elle estime son score "sous-évalué"... mais elle pâtit sans doute de la concurrence de l'ancien maire de Woippy sur les thématiques sécuritaires.

La grosse claque, c'est pour La République en Marche et son candidat officiel Richard Lioger. Malgré un défilé impressionnant de ministres à ses côtés, l'homme du Président est crédité de 11 %. Résultat sans doute de la dissidence de Béatrice Agamennone, et de la candidature Aldrin (AGIR). Vote "sanction", peut-être aussi, envers le représentant d'une majorité à la peine.
A 3 % chacun, les deux candidats centristes ne lui seraient pas d'un grand secours pour le second tour. Les autres font de la figuration.
© Infographie France 3 Lorraine
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Second tour

Contrairement au sondage réalisé sur Nancy, l'Ifop s'est risquée à Metz à des hypothèses de second tour. Celles-ci ne bouleversent pas le trio de tête Grosdidier / Bouvet / Grolet et promettent donc le fauteuil de maire au sénateur LR. Richard Lioger, même s'il se maintenait dans une quadrangulaire, resterait quatrième. Mais ces scénarios sont très spéculatifs : en fonction des résultats réels du premier tour, et des possibilités de fusionner entre les deux tours, les dynamiques de listes peuvent bouger considérablement.
Et même avant le premier tour - cinq semaines, c'est long - les intentions de vote peuvent évoluer, surtout dans les derniers jours, en fonction de paramètres locaux ou nationaux. 

Pour l'heure, aucun des douze candidats n'envisage de jeter l'éponge. Ils déclarent tous une motivation sans faille.

*Enquête Ifop-Fiducial pour Le Républicain Lorrain, ViàMirabelle et Sud Radio.

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