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L'Union Européenne interdit trois pesticides “tueurs d'abeilles”

Au rucher école de Ribeauvillé, les apiculteurs étaient globalement satisfaits de la décision prise par l'UE. / © Géraldine Dreyer / F3 Alsace
Au rucher école de Ribeauvillé, les apiculteurs étaient globalement satisfaits de la décision prise par l'UE. / © Géraldine Dreyer / F3 Alsace

C'est un grand soulagement pour les apiculteurs. L'Union Européenne a voté un texte, ce vendredi 27 avril, bannissant le recours à trois pesticides jugés dangereux pour les abeilles. L'interdiction porte sur toutes les cultures en plein champ.

Par LC

Abeilles 1 - Pesticides 0. Et c'est tout le Grand Est qui se réjouit du vote de l'Union Européenne. Ce vendredi 27 avril, 16 pays sur 28 ont interdit le recours à trois pesticides néonicotinoïdes, jugés responsables de la surmortalité des abeilles. 

C'est une décision que l'on n'espérait même plus


Ce texte, les apiculteurs le réclamaient depuis des années : "Cela fait 30 ans qu'on a des néonicotinoïdes, et qu'on le dit aux politiques. Ca nous cause énormément de problèmes. L'Union Européenne a pris une décision courageuse, qu'on espérait même plus. Maintenant, il faut voir comment ça évolue avec le temps, j'imagine qu'il va y avoir des recours. Et puis comment ça va se mettre en place? On demande à voir", analyse André Frieh, président de la Fédération des apiculteurs du Haut-Rhin

Transfert d'essaims au rucher école de Ribeauvillé. / © Géraldine Dreyer / F3Alsace
Transfert d'essaims au rucher école de Ribeauvillé. / © Géraldine Dreyer / F3Alsace

Des ruches pleines de cadavres d'abeilles
 

Les néonicotinoïdes affectent le système nerveux des abeilles et provoquent leur mort. Ce sont parfois des ruches entières qui meurent soudainement et plongent les apiculteurs dans une profonde détresse. C'est le cas de Sven Niel, apiculteur dans le Finistère, dont le coup de gueule a été diffusé dans le magazine "19h, le dimanche" de France 2 : "Voilà ce qu’on trouve à l'intérieur (de ses ruches, ndlr): des cadavres d’abeilles. Ne me dites pas qu’elles sont mortes de faim. Elles ont été intoxiquées par quelque chose. Elles butinent des fleurs qui poussent sur des champs aspergés de néonicotinoïdes".



Malgré le vote du texte, les apiculteurs ne veulent donc pas crier victoire trop vite. Ils ont encore en tête l'année 2013 où l'Union européenne avait déjà imposé une restriction d'usage sur les même molécules. Restriction contestée par Syngeta et Bayer. En 2018, la procédure judiciaire est toujours en cours.


Un reportage de Géraldine Dreyer et Vincent Lemiesle



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