WEBSERIE. "Je me sens plus libre" : quel bilan pour ces "green switchers" qui ont changé de vie pour l'écologie ? Episode 4

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Websérie (4/4). Dans ce quatrième épisode, l'heure est au bilan pour Caroline, Mireille et Christophe, nos green switchers reconvertis dans des métiers liés à l'écologie et à l'environnement. Leur regard se tourne vers l'avenir, vers ce "nouvel horizon" qui se dessine à travers leur nouvelle vie professionnelle.

La reconversion vers des métiers liés à l'environnement a changé leur vie. Après avoir osé se lancer et mené à bien leur projet, ils font le bilan de cette aventure qui a eu un retentissement sur le plan tant professionnel que personnel. L'occasion aussi de songer à l'avenir et à ce "nouvel horizon" qui s'offre à eux.

Dans ce quatrième et dernier épisode de notre websérie "Green switchers", la parole est donnée à Mireille, ancienne directrice d'établissements médico-sociaux devenue gérante d'un camping accueillant des logements insolites ; à Christophe, ancien responsable des ressources humaines devenu viticulteur; et à Caroline, ancienne sage-femme devenue apicultrice.

Donner un nouveau sens à sa vie

Pour nos green switchers, ce virage écologique et professionnel semble porter ses fruits de manière positive. Caroline le reconnait : "Ce qui a changé dans mon évolution, et ce qui m'a fait grandir, c'est qu'effectivement je me sentais bridée dans mon métier de sage-femme, et là je me sens beaucoup plus libre. Je peux aller jusqu'au bout des choses, je vois le résultat de ce que je sème, je vois le résultat quand je prends soin de mes abeilles, je vois le résultat aussi quand j'ai les retours des clients."

Un bilan positif que partagent Mireille et Christophe. Leur nouvelle vie leur plaît et semble leur insuffler une sensation de complétude et de sérénité : ils se sont trouvés, ont trouvé un sens à leur vie et savent exactement pourquoi ils font ce qu'ils font. Les trois green switchers ont retrouvé une liberté qu'ils ne ressentaient plus dans leur ancien métier et s'épanouissent dans l'accomplissement d'un projet aligné avec leurs valeurs. Un projet qui les propulse dans l'action et dont ils voient les résultats concrets au quotidien.

Un engagement plus large

Pour tous nos "green switchers" la reconversion professionnelle s'est muée en un engagement plus global. Les convictions qui les habitent se répercutent sur toute leur vie, et pas seulement sur leur travail. Pour Mireille, issue d'un métier social, l'important c'est le lien : "je crois que le réseau c'est quand même la base de ce travail de réflexion écologique". Très investie dans la vie locale, pour elle le partage et la convivialité vont de pair avec la réflexion environnementale. Au-delà de la reprise d'un camping, elle a donc repris un restaurant de village dans l'idée de redynamiser le secteur. Selon elle, si "tu vis pas de moments ensemble, t'as pas d'histoire commune."

Un réseau et des échanges indispensables également pour Christophe qui peut s'appuyer sur l'entraide de ses nouveaux collègues viticulteurs mais aussi, de manière plus insolite, sur ses vignes à qui il parle sans doute pour se rassurer confie-t-il. Tout comme pour Caroline, qui accorde une grande importance aux retours de ses clients sur son travail et qui la "font progresser". Elle l'assure : "c'est eux qui me donnent des pistes et on construit un projet ensemble finalement". 

Le virage vert s'opère donc par un nouveau rapport à la nature mais aussi aux hommes. Tous semblent s'inscrire dans un tout avec un fort sentiment d'appartenance et de lien à l'autre et à ce qui les entoure. Ce projet professionnel leur a permis de s'inscrire dans un cercle vertueux fait d'apprentissages, d'évolutions, de progressions. Bien que reconvertis, le chemin n'est pas fini, de nombreuses perspectives s'ouvrent à eux : l'un souhaite par exemple agrandir son domaine viticole, tandis que l'autre songe à créer de nouveaux produits issus de la ruche.

Une vision pour le futur, un "nouvel horizon"

L'avenir est une notion inhérente à l'engagement écologique. Pour Caroline, apicultrice, le futur passe par la transmission. Elle propose des ateliers découverte de l'apiculture et des abeilles auprès du grand public. Pour elle, le petit insecte est "la sentinelle de l'environnement". Ce petit témoin, première victime des changements climatiques et environnementaux, lui permet de s'interroger sur ce qu'il se passe dans le monde et à son devenir.

Pour Christophe et Mireille, les générations futures sont des moteurs de reconversion. La parentalité est un vecteur de projection vers le futur. Le viticulteur l'affirme "j'ai fixé un projet sur du long terme". Il souhaite pérenniser ce projet et ses ambitions écologiques pour ses enfants, pour leur bien-être, et pour leur laisser un héritage. Ce sont d'ailleurs les questions "que vais-je laisser à mes enfants ? " et "quel monde vais-je leur laisser ?" qui habitent cet ancien RH. Pour Mireille, la prise de conscience verte est aussi en partie venue de sa fille : "Mon Jiminy Cricket de l'écologie c'est ma fille qui a 28 ans et qui, comme cette génération là, est très en avance par rapport à nous sur la notion d'écologie".

Malgré le long chemin déjà parcouru, Mireille, Caroline et Christophe semblent pleins d'espoirs, d'envie et de rêves pour l'avenir. Une véritable source d'inspiration.

Pour (re)découvrir les parcours inspirants des green switchers de notre websérie, rendez-vous sur france.tv pour les épisodes 1 (Sans retour en arrière), 2 (Virage à 360°) et 3 (Avance Rapide).