MCA Maubeuge : à son tour, Bruno Le Maire affirme que l'usine Renault "ne disparaîtra pas"

Après la déclaration du PDG de Renault affirmant qu’il n’avait aucune intention de fermer l’usine MCA de Maubeuge, c’est au tour du ministre de l'Économie de rassurer. Bruno Le Maire veut créer un grand pôle d’excellence du véhicule électrique dans le Nord.
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie. © ERIC PIERMONT / AFP
Invité de l’émission Dimanche en Politique sur France 3, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a évoqué à plusieurs reprises la situation de l’usine MCA de Maubeuge. Selon lui, "Maubeuge est un site d’excellence (qui) ne va pas disparaître et ne disparaîtra pas."
 
Questionné sur les images impressionnantes de la manifestation ayant rassemblé plus de 8000 personnes samedi 30 mai dans les rues de Maubeuge, Bruno Le Maire a dit comprendre les réactions des salariés. "Vous êtes dans une usine, vous faites bien votre job, vous êtes compétitifs et on vous dit : désolé finalement tout ça, on va mettre une croix dessus. Il n’en est pas question."
 
Le ministre de l’économie a répété vouloir inscrire les usines du groupe Renault de Maubeuge et Douai dans le développement du véhicule électrique. "On va regarder comment entre Douai, Maubeuge, la région du Nord… on peut faire un grand pôle d’excellence du véhicule électrique dans les années qui viennent, où chacun doit y trouver son compte" a expliqué Bruno Le Maire.
 

"C’est un processus qui commence"


Le groupe Renault a présenté son plan d’économies de 2 milliards d’euros prévoyant la suppression de 15 000 postes à travers le monde dont 4 600 en France dans les prochaines années. Selon Bruno Le Maire, "40% des capacités de Renault ne sont pas utilisées." Il est donc nécessaire selon lui d’engager une transition du groupe, "c’est la survie de Renault qui est en jeu."
 
Ainsi, la chaîne d’assemblage de la Kangoo électrique de l’usine MCA de Maubeuge pourrait être délocalisée à 70 kilomètres de là, dans l’usine Renault de Douai. Pourquoi ce choix ? "À Maubeuge, il y a un peu plus de 200 000 mètres carrés pour s’étendre, explique le ministre de l’Économie. Dans l’autre site du Nord, à Douai, il y a un peu plus de 600 000 mètres carrés. C’est ça la justification principale pour dire qu’on pourrait déplacer les activités de Maubeuge à Douai."
 
Bruno Le Maire a enfin insisté sur la nécessité de dialoguer et de discuter. "Je vois les résistances et les inquiétudes des salariés de Maubeuge. Je vais les recevoir mardi (2 juin) avec le président de Renault, leurs représentants syndicaux, les élus. Nous allons discuter pour voir si il y a des options alternatives. Si il y en a qui permettent de concilier le développement, la préservation des sites et en même temps la compétitivité de Renault, c’est celle que nous choisirons" a conclu le ministre de l’Économie.

 
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