Valdunes : la grève reprend chez les salariés qui pointent du doigt le manque d'informations sur le plan social

Depuis la mi-septembre, les salariés de Valdunes avaient suspendu leur grève, attendant de voir le plan social (PSE) que l'administrateur judiciaire leur réservait. Ce lundi 19 février 2024, après des semaines sans nouvelles du PSE, excepté le licenciement de 133 salariés, les travailleurs renouent avec la grève et demandent des réponses.

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"Ça fait six mois que ça dure, il faut que ça cesse... On veut juste des réponses." Ce lundi 19 février 2024, l'heure est à la colère et à la lassitude. Une centaine de salariés de l'usine Valdunes de Trith-Saint-Léger se rend devant les bureaux de la direction pour manifester son mécontentement, après des semaines passées sans nouvelles du plan social (PSE).

Pour rappel, les usines Valdunes de Trith-Saint-Léger et de Leffrinckoucke cherchaient un repreneur depuis mai 2023. Après moult rebondissements, le groupe français Europlasma s'était positionné en janvier 2024 comme acquéreur des deux sites. Mais depuis, "plus de nouvelles", affirme Maxime Savaux, délégué syndical de la CGT sur le site de Trith-St Léger. "Lors de la dernière réunion on n'a eu aucune info sur le plan social. Comment peut-on négocier notre avenir dans ces conditions ?"

D'autant plus que la date fatidique du 28 février, jour de l'audience au tribunal de commerce de Lille, approche à grands pas... Et avec elle, le clap de fin concernant le dossier Valdunes. "On peut toujours négocier le plan après le tribunal. Mais il y aura déjà une base. Et nous, ce qu'on voudrait c'est avoir notre mot à dire la concernant. Sans élément en main, impossible de donner son avis."

On peut toujours négocier le plan après le tribunal. Mais il y aura déjà une base. Et nous, ce qu'on voudrait c'est avoir notre mot à dire la concernant.

Maxime Savaux, délégué syndical de la CGT

Pour l'instant, la seule information dont disposent les salariés concerne les licenciements : sur 309 salariés, 116 ne seront pas repris sur le site de Trith-Saint-Léger et 17 sur le site de Dunkerque. Là aussi, les travailleurs demandent des réponses : "On sait que les licenciés n'ont pas été ciblés individuellement, mais on veut comprendre comment le ciblage a été réalisé. Pourquoi tel métier a été plus ciblé que d'autres ? Et comment comptent-ils les remplacer quand l'usine redémarrera ? Avec quels investissements ?"

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Une réunion mercredi

Une multitude de questions laissées pour l'instant sans réponse. Du moins jusqu'à mercredi prochain, puisqu'une réunion est organisée avec la direction, Europlasma et Bercy, pour que les représentants syndicaux puissent évoquer les interrogations. "On verra si on adhère ou pas à leur PSE. Si ce n'est pas le cas, on continuera la grève", atteste Maxime Savaux. En attendant, l'usine du Valenciennois est totalement à l'arrêt. Un mouvement que suivra probablement le site de Dunkerque, qui doit décider de son entrée en grève lors d'une assemblée générale à midi.