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Nuit de violences à Calais : pour le préfet Fabien Sudry, les casseurs avaient “une volonté de blesser, voire de tuer”

© Flavien Bellouti / France 3 & MAXPPP
© Flavien Bellouti / France 3 & MAXPPP

Le préfet "condamne avec la plus grande fermeté" les violences commises à Calais par des groupes radicaux en marge du mouvement des Gilets jaunes.

Par Quentin Vasseur

La nuit du samedi 1er au dimanche 2 a été chaude à Calais, où comme à Paris les Gilets jaunes ont été complètement dépassés par les casseurs. En pleine ville, entre 22h30 et 3h dans le quartier du Fort Nieulay, près de 200 manifestants ont multiplié les dégradations : 8 voitures et un camion-benne incendiés, deux stations-essence vandalisées avenue Salengro, des barricades enflammées, des vitrines brisées et des vols...
 

"C'était l'insurrection, c'était la folie !" résume ce dimanche Gilles Debove, du syndicat CGP-FO Police.

Surtout, une dizaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, notamment pour des faits de "dégradations" et de "violences sur personnes dépositaires de l'autorité" précise-t-on au commissariat de Calais. Deux policiers ont également été blessés, touchés aux jambes par des projectiles

 

Condamnation "avec la plus grande fermeté"


Joint par téléphone, le préfet du Pas-de-Calais Fabien Sudry "condamne avec la plus grande fermeté" les actes commis cette nuit. "Je m'étais rendu sur place peu avant" explique-t-il, notant qu'il y avait "150 personnes vers 21 heures." 

Le rond-point de l'échangeur 43, précise-t-il, "commande l'accès" au port. "Nous avons pour souci de tenir ce point". Un point qui a par ailleurs été plusieurs fois le théâtre d'affrontements avec les forces de l'ordre, notamment les nuits du 22 au 23 novembre et du 24 au 25 novembre
 

Mais plus tard, vers 22h30, la situation dégénère et des "Gilets jaunes très radicalisés – que l'on peut qualifier de 'casseurs' sont venus en découdre avec les policiers"

"Près de 200 manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre" indique Fabien Sudry, les attaquant avec "des pierres, des boulons, des engins pyrotechniques."

En réaction, la police a répliqué "avec l'utilisation de moyens lacrymogènes en nombre", ainsi que "deux engins lanceurs d'eau que j'avais demandés."

 

Une bouteille de gaz dans les barricades


Cela n'empêche pas les manifestants de causer de lourds dégâts dans le quartier du Fort Nieulay : "des abribus ont été endommagés, des stations-essence ont été vandalisées, neuf véhicules – huit véhicules légers et un camion-benne – ont été incendiés. Une enseigne de réparation de voitures Speedy a été dégradée."

Surtout, "une bouteille de gaz a été découverte dans les barricades" s'alarme le représentant de l'État. Ce qui lui fait penser que "ces groupes radicalisés" qu'il distingue des autres manifestants plus pacifiques, avaient "une volonté de blesser, voire de tuer. Une volonté d'en découdre avec la police républicaine, qui représente l'État."

 

Une centaine d'interpellations dans le Pas-de-Calais en 2 semaines


Bien qu'il soit trop tôt pour chiffrer l'étendue des dommages, la mairie de Calais estime que les dégâts se chiffrent à 300 000 euros sur la voie publique de la commune. Ce chiffre ne tient pas compte des dégradations causées aux entreprises privées. 

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, la police et la gendarmerie du Pas-de-Calais ont procédé à une centaine d'interpellations.
 

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