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Traversées de la Manche par des migrants : 11 associations reprochent au gouvernement de céder au Royaume-Uni

© STR / AFP
© STR / AFP

Une dizaine d'associations œuvrant auprès des migrants comparent le nombre de migrants qui ont traversé la Manche vers le Royaume-Uni avec le nombre total d'entrées clandestines, largement supérieur.

Par Quentin Vasseur

Les traversées de migrants vers le Royaume-Uni par la Manche, une goutte d'eau par rapport au nombre total des entrées clandestines sur le sol britannique ?

C'est en substance ce qu'affirment onze associations œuvrant aux côtés des migrants le long de la côte française de l'Auberge des Migrants à Utopia 56 en passant par Gynécologie Sans Frontières ou la Ligue des Droits de l'Homme Dunkerque, dans un communiqué commun.
 

"D’après les chiffres donnés par la Grande-Bretagne, y entrent chaque année 630 000 immigrant.e.s" peut-on lire. "Sur ce chiffre, les autorités évaluent à 70 000 les entrées « illégales », dont  15 000 estimées par camion, voitures ou conteneurs. Et au nom des 239 personnes arrivées par bateau depuis début novembre, les autorités britanniques osent parler de « crise » !"
 

Les tentatives de traversées de migrants par voie nautique se sont multipliées depuis novembre, au point que la France et le Royaume-Uni s'organisent et qu'un "plan d'action renforcé" a été mis au point entre le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son homologue britannique Savid Javid.
 

Un plan qui prévoit "encore plus de patrouilles de surveillance, des actions visant à démanteler les « gangs de trafiquants », des campagnes de « sensibilisation des migrants aux dangers de la traversée de la Manche », et la surveillance des plages et ports par des policiers et des drones" résument les associations.
 

 

"Conditions de survie abominables"

Ces dernières, surtout, estiment que les migrants se sont tournés vers ces solutions extrêmes à cause des "conditions de survie abominables que l’état français impose aux exilé.e.s". Et d'énumérer "le refus d’examiner leurs demandes d’asile, ou le taux élevé de refus de protection, la violence de la police, qui poussent les exilé.e.s à risquer leur vie sur des canots pneumatiques, pour leur dernière chance, l’Angleterre"

Les onze associations concluent leur communiqué en réclamant "l'ouverture de voies d'accès légal vers la Grande-Bretagne" pour éviter les drames.

Le Premier ministre Édouard Philippe, en visite à Calais ce vendredi 18 janvier pour parler du Brexit, pourrait également s'exprimer sur cette question.
 

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