Près de Rouen, le projet de rachat de la papeterie de la Chapelle Darblay retardé jusqu’en septembre

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Écrit par Maël Morin avec AFP

Les salariés d’UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay, à Grande-Couronne, ont demandé une expertise du projet de rachat. Cela retarderait de trois mois la potentielle reprise de cette activité de recyclage de papier par Samfi et Paprec.

Les salariés ont décidé de jouer la montre. La cession du dernier site de recyclage de papier en France, baptisé la Chapelle Darblay et situé à Grand-Couronne, a été retardée, a annoncé son propriétaire vendredi 09 juillet.

Ce sont les salariés de l’entreprise finlandaise UPM, actuel propriétaire, qui ont demandé une expertise externe du projet de rachat déposé par les firmes Samfi et Paprec. Ce nouveau rapport peut être rendu dans les trois mois, ce qui décalerait la reprise à septembre.

Un nouveau projet déposé par Veolia

Les employés chercheraient à la repousser le plus possible, le temps qu’un autre projet, porteur de davantage d’emplois, soit finalisé. Ce dossier-là est soutenu par Veolia, le Canadien Fibre excellence et le négociant en encres et consommables Têtu.

"Ce consortium a besoin d'un peu de temps pour remettre une offre mais ils sont déterminés. On a encore eu les équipes de Veolia et Fibre excellence ce matin au téléphone", a assuré Arnaud Dauxerre, élu au CSE central. Selon lui, cela représenterait "250 emplois tout de suite, et 350 lorsqu'une machine supplémentaire aura été relancée".

Samfi/Paprec : un nombre insuffisant d'emplois

Des chiffres bien plus prometteurs quand on sait que le projet Samfi/Paprec compte développer "une activité de tri de papiers et cartons usagers, avec 70 emplois à la clé", a détaillé le ministère de l’Industrie.

Par ailleurs, Arnaud Dauxerre insiste sur le fait que Samfi/Paprec développeraient sur le site une activité de collecte et revente de papiers et plastiques, ainsi que de la production d’hydrogène par Samfi. Cette dernière ne serait pas encore financée, selon M. Dauxerre, ce qui appuierait les craintes des salariés.

Le site de la Chapelle Darblay ne compte plus que cinq salariés après le licenciement, en 2020, de 228 personnes. Un accord avait été conclu pour préserver cette industrie jusqu'en juin 2021.

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