Bébé dans le coffre : le second procès de la mère de Séréna en octobre 2019 à Limoges

Maria Rosa Da Cruz, la mère de Séréna, dans le box des accusés lundi 12 novembre 2018. / © Julie Radenac
Maria Rosa Da Cruz, la mère de Séréna, dans le box des accusés lundi 12 novembre 2018. / © Julie Radenac

Maria-Rosa Da Cruz comparaîtra pour la seconde fois en justice du 7 au 16 octobre 2019 devant la Cours d'assises de la Haute-Vienne. La mère de Séréna avait été condamnée à 5 ans de prison dont deux ferme en première instance, mais le parquet avait fait appel du verdict. 

Par Hélène Abalo

Maria-Rosa Da Cruz à nouveau devant la justice. La mère Séréna, cette petite fille retrouvée dans le coffre d'une voiture en octobre 2013, comparaîtra devant la Cour d'assises de la Haute-Vienne statuant en appel du 7 au 16 octobre 2019 à Limoges. 

En première instance, Maria-Rosa Da Cruz avait été condamnée à 5 ans de prison dont 2 ferme par la Cour d'assises de la Corrèze en novembre 2018 pour violences suivies de mutilation ou infirmité permanente sur mineur de 15 ans par ascendant. Une peine inférieure aux huit années requises par l'avocat général et qui était aménageable. Le parquet avait alors fait appel, ouvrant la voie à un second procès
 

Séréna, 18 mois, avait été retrouvée dans le coffre de la voiture de sa mère lors d'une visite chez un garagiste de Terrasson en Dordogne le 25 octobre 2013. L'enfant souffrait de malnutrition et de déshydratation. L'enquête révélera que la petite fille vivait dans ce coffre et dans une pièce isolée de la maison depuis sa naissance. Séréna souffre aujourd'hui d'un grave retard psychomoteur, un handicap évalué à 80 % selon les dernières expertises. 
 

La stratégie de la défense sera-t-elle la même ? 

En première instance, la défense de l'accusée avait soutenu que Maria-Rosa Da Cruz avait souffert d'un déni de grossesse qui se serait poursuivi pendant presque deux ans et qu'elle méritait l'acquittement, alors que les parties civiles tandis que l'avocat général avaient défendu fermement la thèse de la dissimulation consciente d'un enfant dans des conditions de vie indicible. 
 

Changement de président

Ce procès sera présidé par Maryse Le Men-Régnier, présidente de chambre à la cour d'appel de Limoges, et présidente d'une fédération regroupant des associations spécialisées dans l'aide aux victimes. Elle remplace Gille Fonrouge qui avait présidé le procès en première instance et qui a été appelé à d'autres fonctions. 

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