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Txirrita

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80 ans après, hommage à Eresoinka, la voix d’Euskadi

© archives Musée basque
© archives Musée basque

Une histoire incroyable ! Celle de cette chorale et de ces artistes qui assureront une tournée entre 1937 et 1939, et deviendront les ambassadeurs d’Euskadi, donnant une réponse culturelle au soulèvement fasciste en Espagne.

Par Allande Boutin (avec C. Roux)

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Au lendemain de la prise de Bilbao par les troupes franquistes en juin 1937, le président du gouvernement républicain basque, Jose Antonio Agirre, réfugié à Santander (Cantabrie), décide de créer un ballet national et un chœur mixte professionnel :   Eresoinka, néologisme qui signifie « En dansant et chantant ».
© Archives Musée Basque
© Archives Musée Basque

Cent chanteurs, danseurs et musiciens, réfugiés en France, se retrouvent dans le petit village basque frontalier de Sare. Ils sont accueillis chez les villageois, qui manifestent une grande solidarité avec leurs voisins basques d’Espagne. En deux mois, Eresoinka prépare un spectacle de danses et chants en plusieurs tableaux, qui sera donné dans l’Europe non encore nazie : France, Angleterre, Belgique, Pays bas. Les plus grands compositeurs, chorégraphes et plasticiens travaillent au répertoire de la troupe, aux décors, aux costumes. Luis Mariano et la mère de Placido Domingo, Pepita Embil, seront de  cette aventure extraordinaire.
Hommage à la chorale Eresoinka
Diffusion dans Txirrita, dimanche 14 mai à 10H45


Nos invités :

  • Jean-Claude Larronde, Président du Musée basque de Bayonne, qui accueillait en avril, l’exposition sur les 80 ans d’Eresoinka. Historien, spécialiste de l’Histoire de l’Espagne et du Pays basque, revient sur l’idée inouïe qu’eut Jose Antonio Agirre, de créer les Ballets et Chœurs nationaux d’Euskadi, avec les meilleurs artistes du moment. Il évoque le travail de Philippe Régnier, Basque établit en Touraine, passionné par cette histoire, à l’origine des expositions Eresoinka, et auteur d’un ouvrage éponyme.
    © B. Villa France 3 Aquitaine
    © B. Villa France 3 Aquitaine
  • Jean Fagoaga, Ancien maire de Sare, mémoire de cette aventure Eresoinka, car tout gamin, il connut les artistes de la chorale dont deux prêtres qui furent accueillis chez ses parents. Il souligne l’apport culturel d’Eresoinka au Pays basque de France et à Sare en particulier. Les anecdotes qu’il rapporte donnent toute la part d’humanité de cette page de l’Histoire.
    © A. Boutin France 3 Aquitaine
    © A. Boutin France 3 Aquitaine
  • Henri Errandonea, de l’association Sarako Ondarea (Patrimoine de Sare), co-organisateur des expositions à Sare, pour le 80ème anniversaire de la création des ballets Eresoinka, puis à Saint Sébastien, dans le cadre de Donostia 2016, capitale européenne de la Culture, et enfin à Bayonne.
           
  • Maite Idirin, Chanteuse lyrique et directrice de chœurs, son père était gudari (soldat républicain basque) pendant la guerre d’Espagne. Peu de temps avant la chute de Bilbao, il était descendu du front, avec sa compagnie, pour chanter la Sainte Agathe dans la capitale. L’illustration poignante de cette culture du chant en Pays basque.
     
  • Jokin Apalategi, Anthropologue et sociologue, cet ancien professeur à l’Université du  Pays basque replace dans son contexte historique, la création d’Eresoinka et son rôle.  
                   
  • Iñaki Urtizberea, Directeur du chœur Oldarra de Biarritz, fils de réfugiés de la guerre d’Espagne, il évoque ce qu’est l’apport d’Eresoinka à la scène basque. Oldarra, Etorki, Orai bat en sont, ou en furent tous les héritiers. Il dirige le chœur qui reprend pour Txirrita, Iru Errege, un chant harmonisé par le compositeur Jesús Guridi, pour Eresoinka. 
    © France 3 Aquitaine
    © France 3 Aquitaine

     

      
  • Pierre Larrandaburu,  Membre d’Oldarra, témoigne de l’impact d’Eresoinka sur les choristes jusque dans les années 60.
    Un mythe était né !                                                 

Nos illustrations et archives :

  • Le chant Iru Errege, interprété au batzoki (siège) d’Oldarra à Biarritz.
  • Extrait du magazine Eresoinka 2006, avec le témoignage de Karmele Urrezti, ancienne membre des ballets, de Marie-Jeanne Jorajuria, hôtelière de Sare qui accueillit les artistes en 1937, et de Ramon Labaien, ancien maire de St Sébastien, réfugié à Sare en 1937.
  • Images des expositions consacrées à Eresoinka (Sare et Bayonne).
  • Reportage consacré en 2006 à Philippe Régnier, gardien de la mémoire d’Eresoinka.
  • Images de l’exposition consacrée au Lehendakari (président du gouvernement basque) Agirre, à l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition. 

Aller + loin

A lire : Eresoinka de Sara à Paris, 1937-1939. Philippe Régnier. Editions Iru Errege.
A écouter : Eresoinka,  Bakearen ikurra (symbole de la Paix). Editions Agoila.
                      Les albums d’Oldarra chez Agorila.

Diffusion dimanche 14 mai à 10H45

Une émission préparée et présentée par Allande Boutin
Réalisation Bruno Villa

© B. Villa - France 3 Aquitaine
© B. Villa - France 3 Aquitaine

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