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Scandale de la viande de cheval : l'affaire Spanghero jugée à Paris à partir du lundi 21 janvier

Entrée Spanghero / © France LR
Entrée Spanghero / © France LR

Quatre personnes dont deux anciens dirigeants de l'entreprise qui fabriquait des lasagnes à la viande de cheval vendues comme du boeuf, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce lundi 21 janvier. L'affaire porte sur 750 tonnes de viande écoulées dans 13 pays européens.

Par Josette Sanna

L'affaire dite "Spanghero", du nom de l'entreprise audoise qui fabriquait des lasagnes à la viande de cheval, sera donc jugée à Paris à partir du 21 janvier prochain.
Quatre personnes, dont deux anciens dirigeants de l'entreprise, Jacques Poujol (ex-directeur de la société) et Patrice Monguillon (l'ancien directeur du site), ainsi que deux négociants néerlandais, Hendricus Windmeije et Johannes Fasen, devront répondre d'escroquerie en bande organisée et tromperie.

Etiquettes changées

L'ancien dirigeant Jacques Poujol et le directeur Patrice Monguillon, en lien avec les Néerlandais Johannes Fasen et Hendricus Windmeijer, sont soupçonnés d'avoir trompé la société de fabrication de plats préparés Tavola, filiale du groupe Comigel, en lui vendant en 2012 et début 2013 plus de 500 tonnes de viande présentée comme du boeuf alors qu'il s'agissait de cheval, notamment en modifiant l'étiquetage des produits.

La défense conteste la complicité

Joint au téléphone, Antoine Vey, l'un des avocats de Jacques Poujol promet des révélations lors du procès à venir. "Tout n'a pas été fait pendant l'instruction et nous avons des éléments susceptibles de changer la face du dossier, notamment sur les liens entre J. Fasen et Jacques Poujol.

Il n'est absolument pas prouvé que notre client savait qu'il s'agissait de viande de cheval.

D'ailleurs plusieurs procédures analogues en France n'ont pas suivi le même chemin. Si elles ont révélé un système mis en place par le trader néerlandais, on a estimé que les entreprises françaises étaient victimes pas complices, comme ce qui est reproché aujourd'hui aux anciens dirigeants de Spanghero".

Lasagnes agglomérées


Si l'affaire n'avait eu aucune conséquence sanitaire, le public avait découvert l'existence du "minerai de viande", un aggloméré de bas morceaux hachés, vendu le plus souvent surgelé et atterrissant dans les assiettes, essentiellement sous la forme de plats préparés, comme des lasagnes en barquette.
Des marques de surgelés comme Findus ou Picard avaient été touchées par cette tromperie massive.
  

4 millions et demi de plats cuisinés

750 tonnes de viande de cheval avaient ainsi été écoulées dans 13 pays européens . Elles ont servi à confectionner 4 millions et demi de plats cuisinés censés être réalisés à partir de viande de boeuf.
Le scandale avait éclaté en 2013 au Royaume-Uni.
Il avait abouti à la liquidation judiciaire de Spanghero un temps reprise par son fondateur avant d'être revendue au groupe alimentaire CA Holding.
Le procès  qui s'ouvre le 21 janvier devrait se poursuivre 3 jours par semaine jusqu'au 13 février devant la 31 ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.
 

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