Une randonneuse de 25 ans, originaire de l’Aveyron, tuée par balle dans un accident de chasse

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Écrit par Mélisande Queïnnec avec AFP

Une randonneuse de 25 ans, résidant dans l’Aveyron, a été tuée d’une balle perdue le 19 février dans l’après-midi à Cassaniouze (Cantal). La tireuse présumée est une jeune fille de 17 ans, qui participait à une battue aux sangliers.

L’accident s’est produit vers 15 heures, lors d’une battue démarrée dans l’Aveyron et qui se déroulait, au moment des faits, au lieu-dit La Bécarie, sur la commune de Cassaniouze (Cantal).

La jeune randonneuse se promenait avec un proche sur un circuit de randonnée balisé. Touchée au niveau du haut du corps, elle n’a pas pu être ranimée par les secours et est décédée sur place, a appris l’AFP auprès des gendarmes et du parquet d’Aurillac.

Selon le parquet, la tireuse présumée, âgée de 17 ans, a été testée négative aux stupéfiants et à l’alcool. Elle a été transférée à l’hôpital d’Aurillac dans un état de choc et n’a pas pu être entendue par les gendarmes.

"On n'a même pas les mots"

Un voisin, rencontré par une équipe de France 3 Occitanie, décrit la victime, Mélodie Cauffet, comme "une femme discrète, qui travaillait dans un magasin de bricolage, gentille et serviable".

Originaire de Flagnac, elle était installée depuis novembre dernier dans un hameau aux abords d'Almont-les-Junies, près de Decazeville, où elle vivait seule. Elle pratiquait régulièrement la randonnée, parfois avec son chien.

"Je la connais depuis 18, 19 ans, on jouait ensemble sur la place de l'église. On n'a même pas les mots", s'est émue une de ses proches auprès de France 3 Occitanie. "Ça pose une grosse tristesse sur Flagnac, c’est compliqué pour nous tous."

"Je la connaissais depuis mon enfance. C’était une fille gentille, réservée mais toujours de bon cœur, assez pétillante aussi", raconte un autre de ses amis. "Elle était appréciée de tout le monde. C'est un choc d'apprendre la nouvelle."

Un drame "insoutenable et inacceptable"

Dans un communiqué posté sur Facebook, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a appelé l’ensemble des chasseurs de France à prendre "toute la mesure du drame qui vient de se produire" et à "exclure [de leurs chasses] toute personne qui n’aurait pas une conduite sécuritaire parfaite".

"Rien ne peut justifier, même de façon accidentelle, la mort d’une personne", a-t-il insisté. "Je vous rappelle que nous utilisons des armes létales, et que chacun dans son utilisation doit être irréprochable."

Willy Schraen a également précisé que les services de la Fédération nationale des chasseurs étaient en train de contacter toutes les fédérations "pour qu’il soit rappelé à chaque organisateur de battue l’ensemble des règles de sécurité" à appliquer.

La secrétaire d’État à la biodiversité, Bérengère Abba, a quant à elle évoqué un "drame insoutenable et inacceptable". Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte et confiée à la brigade de recherche d’Aurillac.