Blocus des agriculteurs : ce qui vous attend mercredi à Toulouse et dans la région

© Fabrice Valéry/F3 Occitanie
© Fabrice Valéry/F3 Occitanie

Les agriculteurs ont prévu de bloquer une nouvelle fois Toulouse et Montauban mercredi. Pour protester contre la nouvelle carte européenne des zones agricoles défavorisées, ils vont faire une démonstration de force. Un blocus qui coïncide avec un rendez-vous au ministère de l'agriculture.

Par Juliette Meurin

Prenez vos précautions si vous devez circulez à Toulouse et à proximité car c'est un nouveau mercredi noir qui se profile pour la ville rose.
Les agriculteurs ont prévu de bloquer Toulouse. Cette manifestation devrait durer une bonne partie de la journée et coïncide avec un rendez vous au ministère de l'agriculture.

Grosse pagaille en perspective à Toulouse

Selon les premières informations, les agriculteurs de Haute Garonne se sont donnés rendez-vous avec leurs collègues de l'Aude un peu avant 9 heures au péage de Nailloux. Ils devraient ensuite converger vers Toulouse et perturber la circulation avec les tracteurs une bonne partie de la journée sur l'autoroute A61 dans le sens Narbonne-Toulouse. Le Préfet de l'Aude conseille aux usagers de reporter leurs déplacements. La circulation sera difficile dans le Lauragais, sur l'axe Carcassonne-Toulouse, aussi bien sur la D6113 et l'A61. De plus, une perturbation du trafic SNCF est probable.



Pour finalement bloquer les accès au centre ville aux alentours de 17 heures, en pleine heure de pointe. C'est surtout à cette heure-là qu'est prévu un rendez-vous au ministère de l'agriculture. Le blocage de Toulouse pourrait durer aussi longtemps que la réunion entre le ministère et la délégation venue d'Occitanie et il pourrait même s'intensifier si les négociations s'avéraient infructueuses pour les agriculteurs.
Des blocages sur les voies ferrées autour de Toulouse pourraient également être organisés. 

La préfecture précise que l’autoroute A61 dans le sens Narbonne-Toulouse sera bloqué à compter de 9 heures et pour toute la journée de mercredi. Des perturbations importantes sont également à prévoir dans le secteur du centre-ville de Toulouse, en particulier le quartier Saint-Étienne – monument à la gloire des combattants.

A Montauban, encore et toujours

La journée de mercredi sera également difficile pour la circulation autour de Montauban. De nouvelles opérations de blocage, débutées depuis plus d'une semaine dans le département du Tarn-et-Garonne vont se développer toute la journée de mercredi. La préfecture a d'ailleurs décidé de suspendre les transports scolaires dans le département

Un mouvement qui dure

Mercredi dernier des agriculteurs en colère avaient déjà provoqué la paralysie de l'agglomération de Toulouse en créant d'énormes bouchons sur le périphérique et dans le centre ville. Ils avaient bloqué la rocade dès 6H30 et les derniers embouteillages se sont résorbés dans la soirée vers 23 heures.

De grosses perturbations ont eu lieu encore ce lundi notamment dans le Tarn, le Gers et le Tarn et Garonne.
à Auch dans le Gers, la ville a été paralysée une bonne partie de la journée. Des tracteurs avaient été installés aux différentes entrées de la ville.
Dans le Tarn et Garonne, un blocus est organisé au péage de l'A20 depuis plusieurs jours au nord de Montauban. Des agriculteurs s'y relaient jour et nuit.
Ce mardi des blocages sporadiques ont été menés autour de Toulouse, notamment autour de l'aéroport et des perturbations autour de Cahors sont annoncées pour la soirée.

Les raisons de la colère

Les agriculteurs emmenés par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA), dénoncent une réforme des aides européennes qui pourrait priver certains d'entre eux de la moitié de leurs revenus. Ils exigent de conserver toutes les zones défavorisées d'Occitanie.
La semaine dernière une délégation d'agriculteurs d'Occitanie a été reçue au ministère de l'agriculture. Le ministre Stéphane Travert a souligné la volonté du grouvernement de dialoguer.

La réforme européenne des zones agricoles défavorisées dites simples doit être validée le 15 février et entrer en vigueur au printemps.

Sur le même sujet

Occitanie : la Région investit 1 milliard dans les lycées, un record en France

Les + Lus