"Le gagnant est celui qui aura le plus chanté" : une trentaine de coqs réunis pour le Festival du chant du coq

Après trois ans d’absence, le Festival du chant du coq a fait son retour dans le Gard pour une 24ème édition. Une journée de festivité qui fait le bonheur des éleveurs, et des amoureux des animaux de basse-cour.

Sale temps pour les adeptes de la grasse matinée ce matin à Fontanès, dans le Gard. Une trentaine de coqs étaient réunis sur cette petite place pour des concours de chant, dès 7 heures du matin. Deux séances de 20 minutes. Patrick Michaud, membre du jury, précise les règles : "On compte le nombre de chants, et le gagnant, c'est celui qui aura le plus chanté. Mais à ma grande surprise, il y a des fainéants. Certains n'ont pas du tout chanté de la matinée !"

Le meilleur chanteur fait la fierté de son éleveur, mais les taiseux aussi ont leur rôle à jouer. Gérard Michaud, également membre du jury, explique : "Ce concours nous permet aussi de repérer et sélectionner les coqs qui ne chantent pas, et qu'on recommande aux gens qui vivent en lotissement."

C'est un tout petit volatile, avec un tout petit chant.

Françoise, visiteuse et nouvelle propriétaire d'un coq

Un argument de poids. Ce couple, qui a fait une heure de route pour l'évènement, a craqué pour un coq Sérama, la plus petite race du monde. "Les coqs de cette race ne chantent pas trop fort. Heureusement, parce qu'on a du voisinage, donc on va pas non plus les embêter", assure Thierry.

Lapins, moutons, pigeons, chevaux... Si les coqs et les poules sont les stars de la journée, ils sont accompagnés de toute une ménagerie.

"Chaque race de poules a sa particularité, certaines sont plutôt couveuses, d'autres plutôt pondeuses, et d'autres d'ornement", détaille Marie Aznar, éleveuse de poussins.

Et pour les parents hésitants, gare à l'enthousiasme des enfants. "Ils sont tout petits et on a déjà eu un peu de poussins donc on a envie d'en ravoir", explique Victoire. Avec sa petite sœur Ambre, elles ont déjà acheté deux poussins. Même enthousiasme du côté du Giulia : "On va adopter des poussins qui sont tout doux et qui picorent". Ce soir, elle repartira avec le poussin qu'elle a choisi.

Écrit avec Tristan Vyncke.