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“Ma maison en bois”#2 : marier le luxe et l'environnement, le défi d'un Nîmois

Sur les hauteurs de Nîmes, un chef d'entreprise veut marier le luxe et l'écologie dans ses chambres d'hôtes : un vrai défi / © F3 Occitanie
Sur les hauteurs de Nîmes, un chef d'entreprise veut marier le luxe et l'écologie dans ses chambres d'hôtes : un vrai défi / © F3 Occitanie

Est-il possible de vivre dans le luxe tout en respectant la nature ? C'est le défi que veut relever un Gardois avec ses chambres d'hôtes haut de gamme à Nîmes. Manuel Mamane a fait appel à une jeune entreprise du sud pour construire son domaine: des maisons en bois très économes en énergie. 

Par Isabelle Bris

Manuel Mamane a très bien vendu son entreprise en région parisienne pour venir s'installer dans le Gard y a trois ans. Sur les hauteurs de Nîmes, il a acheté une grande parcelle où il a fait construire trois chambres d'hôtes de luxe et une maison en bois pour lui et sa femme. 

Il fut le premier particulier en France à opter pour une maison  POP UP,  nom d'une start up marseillaise qui a inventé un concept de maison passive en kit. 

Les bâtiments "passifs" consomment beaucoup moins d'énergie que les autres, en toute saison. Ce haut niveau d'isolation permet de faire des économies sur le chauffage et la climatisation.
 

Un polystyrène ni toxique ni polluant


Selon les créateurs du concept de ces maisons en bois innovantes, l’ensemble du bâtiment (sol, murs, plafond) est réalisé par assemblage de blocs isolants séparés par des lames de bois : des briques de polystyrène expansé graphité (PSE).

Un matériau qui, selon cette société installée à Aix en Provence, serait "l’un des meilleurs isolants sur le marché  et aussi l'un des moins chers".
Le PSE, peut-on encore lire sur son site internet, s'intègre dans une politique de développement durable parce qu'il est très léger, composé à 98% d’air et qu'il ne serait pas mauvais pour la santé ou l’environnement. 
 

Limiter l'impact sur la nature 

Mais avec leur sauna et leur jacuzzi individuels, les trois chambres d'hôte consomment beaucoup d'électricité.

Manuel Mamane  va donc investir cet hiver, dans une trentaine de panneaux solaires en auto consommation pour limiter son impact sur l'environnement et tendre vers l'autonomie énergétique. 

Reste maintenant à régler le problème de la consommation d'eau et son recyclage.

En ce domaine, le chemin des épousailles entre le luxe et l'écologie peut être encore long, car les normes pour accueillir du public sont supérieures à celles qui sont requises chez un particulier.

Manuel et sa femme cherchent donc encore des solutions plus écologiques pour parvenir à recycler l'eau de pluie, entre autres .   

 

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