300 sinistrés du plus grand squat de Toulouse transférés au Parc des expositions

Trois jours après l'incendie du squat de l'avenue de Muret à Toulouse (Haute-Garonne), 300 sinistrés viennent d'être transférés au hall 8 du Parc des expositions. Il faudra probablement entre 6 et 8 semaines pour leur trouver des solutions d'hébergements viables. 

Ils sont 250 anciens occupant du squat de l'avenue de Muret à Toulouse a s'être rendu en début d'après-midi sur l'île du Ramier afin d'être accueillis au hall 8 du parc des expositions
Ils sont 250 anciens occupant du squat de l'avenue de Muret à Toulouse a s'être rendu en début d'après-midi sur l'île du Ramier afin d'être accueillis au hall 8 du parc des expositions © Emmanuel Wat - FTV
Les sinistrés patientent devant le grand bâtiment gris. Certains ayant pu sauver des flammes toutes leurs affaires arrivent sur l'ile du Ramier, avec plusieurs valises. Ceux ayant tout perdu dans l'incendie du squat de l'avenue de Muret, trois jours plus tôt, accèdent au Parc des exposition de Toulouse (Haute-Garonne) avec un ou deux sacs plastiques à la main, remplis de derniers effets personnels. 
 
Ils sont 300 à être accueillis en ce début de vendredi après-midi par les membres de la Croix Rouge et les équipes de Toulouse Métropole. C'est ici qu'ils passeront, au moins, les 8 prochaines semaines. Le temps de leur trouver les solutions d'hébergement adéquates.
 


Après les gymnases, cette solution temporaire ne semble pas convenir à tout le monde, comme l'exprime dans ce post Facebook le collectif Russel :

Pas d'interpellation ni d'expulsion

"Nous sommes sur une gestion quasiment humanitaire" nous souffle une personne présente. Une carte d'accès aux locaux est attribuée à chacun d'entre-eux, sans obligation de fournir leur véritable identité. Car le mot d'ordre est celui de la "bienveillance". Il a été convenu qu'aucun contrôle d'identité, aucune interpellation et  aucune expulsion n'auraient lieu. D'ailleurs, la police nationale n'est pas présente sur le site. A l'intérieur, les espaces sont aménagés afin de créer des zones isolées pour les familles, les femmes et les hommes isolées. 

Regardez le reportage d'Emmanuel Wat et Nathalie Fournis :
 

Des solutions au cas par cas

Dès lundi, une antenne de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) va être délocalisée sur place afin d'accompagner l'ensemble des personnes, comptant 26 nationalités différentes, ayant accepté de dormir ici. "Chaque situation sera étudiée avec la plus grande attention avec des solutions adaptées au regard du droit. Des interventions notamment de la protection maternelle et infantile, de médecins de la plateforme santé/précarité et de la cellule d’urgence médico-psychologique seront prochainement organisées par la mairie de Toulouse." assure ce vendredi soir la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué.

Le site de l'avenue de Muret n’est, lui, plus accessible. Les locaux présentant un grave danger, son accès est désormais interdit. 
  
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
migrants société immigration réfugiés social économie