En plein Covid, ils avaient lancé une soirée clandestine avec 170 personnes : les deux organisateurs condamnés par la justice

Deux individus, âgés de 29 et 30 ans, ont été condamnés, lundi 11 septembre, pour avoir organisé une soirée clandestine en Haute-Garonne rassemblant 170 participants en avril 2021, malgré les strictes restrictions sanitaires en place en France en raison de la pandémie de Covid-19. Les organisateurs avaient loué un gîte et utilisé un chèque volé pour payer la caution.

Deux hommes âgés de 29 et 30 ans ont été condamnés pour avoir organisé une soirée clandestine en 2021 réunissant 170 personnes en France, malgré les restrictions sanitaires liées à la crise du Covid-19, comme le rapporte le quotidien La Dépêche du Midi. La soirée avait été annoncée sur les réseaux sociaux en avril 2021, en pleine pandémie, alors que les rassemblements étaient interdits.

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Les organisateurs avaient loué un gîte à un particulier au Burgaud, dans le département de haute-Garonne, censé accueillir six personnes, en utilisant un chèque volé pour régler la caution de 1 500 euros. L'un des organisateurs, avec un passé dans l'événementiel, a géré l'organisation, la vente de billets, la réservation de personnel et d'un DJ. L'autre organisateur, titulaire d'un master en finance, a géré la partie financière.

Les bouteilles d'alcool évacuées dans des brouettes

La soirée a été fortement promue en ligne, attirant de nombreux participants. La police est intervenue après que les voisins aient signalé la fête. Des dégâts importants ont été constatés dans le gîte, et les gendarmes ont dû évacuer les bouteilles d'alcool à l'aide de brouettes.

Malgré les déclarations des organisateurs selon lesquelles la soirée n'avait pas pour but de faire de l'argent, l'enquête a révélé des éléments professionnels, notamment le calcul des marges, les achats auprès de fournisseurs professionnels et les paiements par carte bancaire au bar, sans déclaration auprès de l'Urssaf.

À l'issue du procès, les deux hommes ont été condamnés à 140 heures de travail d'intérêt général, à une amende de 300 euros chacun pour avoir enfreint les restrictions sanitaires, et ils doivent indemniser l'Urssaf. Ils ont également été interdits de gérer une entreprise pendant trois ans.

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