Cet article date de plus de 4 ans

Extension de la LGV dans le Sud-Ouest : les opposants dénoncent une "pression" des grands élus

Plusieurs associations et élus opposés aux projets d'extension des Lignes à Grande Vitesse (LGV) au-delà de Bordeaux vers Toulouse et Dax dénoncent ce mardi une "pression inacceptable" de grands élus, qui ont récemment saisi l'Etat pour qu'il avance sur ces deux lignes.
Au lendemain de l'appel lancé aux candidats à la présidentielle par la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc et le président du Conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric pour qu'ils s'engagent en faveur du lancement de la Ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, des associations et des élus réagissent. Opposés aux projets d'extension des LGV au-delà de Bordeaux vers Toulouse et vers Dax, ils dénoncent "une pression inacceptable" de grands élus.

Des élus très mobilisés

Début avril déjà, de grands élus du Sud-Ouest avaient écrit une lettre au président de la République et aux candidats à la présidentielle, appelant l'Etat à "respecter" son "engagement" sur la construction des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. La lettre était notamment cosignée des présidents PS des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset, et des maires LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc,
et Bordeaux, Alain Juppé.
Lundi, Carole Delga, Jean-Luc Moudenc et le président PS du Conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, écrivaient de nouveau aux candidats à l'élection présidentielle pour leur demander de "confirmer le lancement de la ligne Bordeaux-Toulouse" et ne pas laisser "la 4e ville de France à l'écart de la grande vitesse".

Inacceptable pour les opposants

Les Associations et Elus Nouvelle-Aquitaine et Occitanie opposés aux projets d'extension LGV ont, de leur côté, qualifié "d'inacceptable" une "pression des grands élus" qui "montre une irresponsabilité financière, environnementale et humaine considérable pour satisfaire leur ego, incompatible avec la situation actuelle et les vrais besoins du pays".
Dans un communiqué cosigné par plus de 70 associations, deux communautés de communes, dix communes, un collectif d'élus sur six départements, "les antis" rappellent que des recours "en bonne et due forme" sont pendants devant des Tribunaux administratifs et que les Déclarations d'utilité publique prononcées en préfecture en juin 2016 par l'Etat "pourraient être annulées".

Fin mars, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, avait indiqué qu'il n'y avait pas "pour le moment" de projet LGV "en chantier", que les recours administratifs et juridiques "ne sont pas purgés" et qu'il appartiendra à l'Etat et aux élus de décider, "probablement courant 2018", des étapes suivantes du projet LGV au-delà de Bordeaux.
La LGV Bordeaux-Toulouse mettrait Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, contre au moins 5h20 aujourd'hui et environ 4h20 à partir du 2 juillet prochain, avec l'ouverture de la LGV Paris-Bordeaux.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
lgv économie transports sncf