Maltraitance animale dans un refuge : une association porte plainte pour sévices graves, cruauté de la part d'un salarié, euthanasies non conformes

Alors qu'une enquête a été ouverte pour actes de cruauté et maltraitance sur les chiens du refuge de l'association ATPA-SPA de Toulouse, une plainte vient d'être déposée ce mardi 12 mars 2024. C'est le fait de l'association "Les 4 pattounes" qui dénonce notamment des sévices sur animaux.

Une plainte a été déposée dans le cadre de l'enquête ouverte pour actes de cruauté et maltraitance sur les chiens du refuge de l'association ATPA-SPA de Toulouse ce mardi 12 mars. L'association "Les 4 pattounes" dénonce des sévices sur animaux et des actes de cruauté. 

À lire : Laisse étrangleuse, euthanasies "artisanales" dans une SPA : une enquête ouverte pour actes de cruauté et maltraitance

"Il a été porté à notre connaissance, il y a un mois à peu près, beaucoup de signalements, une compilation de signalements, qui, finalement sont caractéristiques, explique Céline Gardel, présidente de l'association "Les 4 pattounes". On a des éléments matériels de sévices graves, de cruauté de la part d'un des salariés et des euthanasies non conformes que la direction cautionne, mais qui sont faites par des salariés".

Ambiance délétère

Il existe 65 refuges de la SPA et 360 qui dépendent de la Confédération nationale de l'animal basée à Lyon. Et en Haute-Garonne, il n'existe pas de refuge SPA au sens national du terme.

Pour la présidente des 4 pattounes, ce refuge est emblématique de certaines structures où se pratique l'entre-soi dans une ambiance délétère. L'association a entendu parler de ce refuge en 2019 mais à l'époque, ce n'étaient pas les maltraitances qui étaient au centre des témoignages.

Néanmoins, à chaque témoignage recueilli, les 4 Pattounes disent avoir donné suite. "Nous on a reçu des signalements, mais on les a bien redirigés pour ne pas qu'il y ait de confusion, vers les services compétents (...). On ne s'est pas substitué ni à la police, ni à la justice", précise Céline Gardel.

Risque de double peine pour les chiens

Si aujourd'hui, elle porte plainte, c'est que les infractions sont à ses yeux caractérisées. L'enquête est conduite par le commissariat rive-droite de Toulouse. Elle vise notamment un salarié, le président et la vice-présidente de l'association. 

"Nous, on demande juste l'application concrète de la loi et que les textes soient respectés, affirme la présidente des 4 pattounes. Mais par contre, ce que je ne souhaite pas, c'est que la mauvaise presse de ce refuge freine les adoptions parce que ce serait la double peine pour les loulous".

Ce sont des faits particulièrement atroces qui sont reprochés à l'association ATPA-SPA, l'association toulousaine de protection des animaux de Toulouse. Des sévices graves, des actes de cruauté sur les animaux comme des coups, des pendaisons avec des laisses étrangleuses pratiquées par un salarié couvert par sa hiérarchie ont été portés à la connaissance du Pôle environnement et maltraitance de la Cour d'appel de Toulouse.

L'association Les 4 pattounes avait déjà demandé une enquête sur l'ATPA-SPA mais à cette époque, en 2019, Il s'agissait plutôt de faire la lumière sur des comptes opaques, des élections peu réglementaires et un conflit d'intérêts puisque la vétérinaire de l'association n'était autre que la fille du président.

La Société Protectrice des Animaux (SPA) a pour sa part exprimé son indignation et sa détermination à agir.

À lire : Soupçons de maltraitance animale : "ce refuge n'appartient pas à la SPA", la Société protectrice des animaux dénonce la situation dans un site d'accueil

Le lieu d'accueil incriminé n'appartient pas, précise-t-elle, à ses 73 structures installées partout sur le territoire.

L'actualité "Société" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
Occitanie
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité