Mobilisation contre l'A69 : des opposants sur place "n'ont pas envie d'offrir du béton" à leurs enfants

L'opposition contre l'aménagement de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres s'organise. Samedi 22 avril, des centaines de personnes se rassembleront sur la zone de chantier. Avant ce rendez-vous, les militants restent déterminés contre ce projet.

À Vendine (Haute-Garonne), à l'est de Toulouse, un campement improvisé de quelques personnes s'est formé. Situé autour des arbres menacés par la future mise en route de l'autoroute A69, il constitue le bastion de résistance des opposants à ce projet qu'ils dénoncent. Notamment sur le plan écologique, car 400 hectares de terrain fertile seront goudronnés pour aménager l'A69.

À quelques jours de du grand rassemblement le samedi 22 avril, les irréductibles le martèlent : ils feront de la résistance. 

"Pas besoin d'une structure aussi dévastatrice"

Dans cet emplacement, il y a ceux qui s'attachent aux platanes centenaires, bientôt détruits. Comme une militante, au pseudo de Rhino. "Je n'ai pas trop envie d'offrir du béton à mes enfants" lance-t-elle. "Je viens pour sauver des arbres. La suite du combat, ça sera de sauver le reste, dont des champs", poursuit-elle, d'un ton déterminé.

Quelques mètres plus bas, dans le campement occupé par quelques personnes, des élus politiques sont au soutien de ce mouvement. C'est le cas de Christophe Pouyanné, maire de Appelle (Tarn). "On n'a pas besoin d'une structure d'une telle importance, aussi dévastatrice, pour soit disant désenclaver le territoire. Entre Toulouse et Castres, c'est fluide, il n'y a qu'un feu rouge" assure-t-il. 

Lors d'une audition à l'Assemblée Nationale à propos du maintien de l'ordre le 5 avril, le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, déclarait : "nous aurons des volontés de manifestation extrêmement violentes contre les forces de l'ordre, c'est le cas pour l'autoroute Castres-Toulouse, qui sera sans doute le prochain objectif des ultras-gauche". 

"Ce camping est ouvert à tout le monde"

Des propos particulièrement mal-reçus par les opposants sur place. Selon eux, l'espace qu'ils occupent est un espace d'accueil, loin d'une ZAD (Zone à défendre) qui pourrait faire craindre le pire samedi 22 avril. "C'est pour opposer des clivages et nous rendre moins accessible" pense Victoria, une opposante au projet, à propos de cette polémique.

"Mais ce camping est ouvert à tout le monde, tout le monde à sa place. Dans l'imaginaire des gens, la ZAD ça peut faire peur et on l'entend. Mais ce n'est pas ce qu'il se passe ici".

Le programme de la mobilisation de samedi a été détaillée par le collectif La voie est libre sur Twitter. 

"La marche déterminée" commencera à 14 heures. Des actions sont également prévues le dimanche, avec notamment une création de jardins maraîchers à 14 heures.

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