Comment réagir face à un serpent ? Au printemps et en été, il est fréquent de rencontrer couleuvres et vipères

Au printemps et en été, avec les températures qui remontent, les serpents se montrent à nouveau. Mais lorsque couleuvres et vipères pointent le bout de leur nez, elles peuvent souvent nous effrayer. Nous vous aidons à les reconnaître et à savoir quel comportement adopter.

L'été arrive et, avec lui, ses serpents. En promenant dans la nature, vous n'êtes pas à l’abri de rencontrer une couleuvre ou même... une vipère. En Occitanie, c'est surtout la vipère aspic qui est présente sur notre territoire. On peut la trouver près des cours d'eau. Les serpents ont tendance à nous faire reculer, voire paniquer, ce qui n'est pourtant pas la meilleure des solutions. 

Comment les différencier ? 

Couleuvre ou vipère, dans le feu de l'action, il est parfois difficile de reconnaître le serpent devant nous. En France métropolitaine, il existe 8 espèces de couleuvres et 4 de vipères. Trois éléments peuvent vous donner des indices : 

  • Les yeux des couleuvres sont ronds et ceux des vipères sont fendus, comme ceux des chats. 
  • Les couleuvres ont la tête recouverte de grandes écailles, et les vipères de petites écailles. 
  • Si le serpent fait plus d'un mètre, c'est sûrement une couleuvre. Les vipères françaises dépassent rarement 70cm.

    Quel comportement adopter ? 

    Face à une couleuvre, aucun risque, elles sont souvent inoffensives. Elles n'ont généralement pas de crochets à venin utilisables contre l'homme. Si elle vous mord, vous ne risquez pas votre vie.

    En revanche, face à une vipère, il faut rester vigilant : se tenir à distance, ne pas paniquer et passer son chemin. La vipère est le seul reptile venimeux en liberté en France et son venin la rend potentiellement dangereuse. La vipère est très craintive, elle tentera de fuir. Mieux vaut éviter de taper le sol avec ses pieds, car elle est sourde et ressent les vibrations. 

    En cas de morsure ? 

    En moyenne, on ne dénombre que 200 morsures par an en France et, une fois sur deux, il n'y a pas injection de venin. S'il y en a, vous avez trois fois moins de chance de succomber au venin d'une vipère qu'à celui des guêpes ou des frelons. Il est tout de même conseillé d'appeler les secours. 

     Comme le rappelle l'Assurance Maladie, il ne faut surtout pas :

    • Poser de garrot ou faire de bandage compressif. L’utilisation d’une ceinture, de ficelle ou équivalents peut causer de graves lésions du membre mordu.
    • Appliquer de la glace ou de la pommade.
    • Sucer la plaie à la bouche ou à l'aspi-venin, l'inciser, la cautériser ou la comprimer.
    • Injecter une substance, sérum anti-venin, corticoïdes ou héparine sous-cutanée qui peuvent causer des complications bien plus graves que la morsure. L'utilisation des kits anti-venins est inefficace et retarde souvent la prise en charge.
    • Donner de l’alcool, du thé ou du café qui accélèrent le rythme cardiaque et favorisent la diffusion du venin. 
    L'actualité "Nature" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
    L'actualité "Nature" vous intéresse ? Continuez votre exploration et découvrez d'autres thématiques dans notre newsletter quotidienne.
    choisir une région
    France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité