PHOTOS. Réforme des retraites : retour sur le premier blocage à l'université Jean-Jaurès à Toulouse

L'université Jean-Jaurès au Mirail à Toulouse a été bloquée pour la première fois dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. D'autres actions des étudiants sont prévues dans la semaine. Reportage.

"La jeunesse, on est là, on se mobilise" : plusieurs bâtiments de l'université Jean-Jaurès au Mirail à Toulouse ont été bloqués pour la première fois, toute la matinée du mercredi 7 février 2023, dans le cadre de la journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites.

Le blocage "veut dire qu'on est là, la jeunesse est là. On se mobilise, ça manquait un peu" depuis le début des mobilisations mi-janvier, souligne Mat', membre du comité de l'Assemblée générale et étudiant en première année de philosophie.

Lors de la dernière mobilisation du mardi 31 janvier, différentes universités s'étaient déjà rassemblées en AG et avaient formé des cortèges avec notamment l'université Toulouse Capitole. Mais le mouvement se poursuit, avec pour la première fois, des blocus votés par plusieurs facultés, comme à Rennes. A Toulouse, plusieurs centaines d'étudiants l'ont voté ce lundi 6 février 2023 en assemblée générale.

La réforme de trop pour la génération Covid

"L'objectif du blocus, c'est de mobiliser un maximum de jeunes, puis de dynamiser et durcir la mobilisation", précise Erell, membre du collectif étudiant Le Poing Levé. "Pour nous, la génération sacrifiée Covid, c'est la réforme de trop."

Sur le campus de l'université, l'ambiance est détendue. Des étudiants échangent avec les agents de sécurité et agents d'entretien. "On veut leur permettre de se mobiliser eux aussi, ou on manifeste en leur nom" s'ils ne peuvent pas défiler, poursuit Mat' qui "se sent soutenu par beaucoup de personnes de la fac" comme les enseignants ou le personnel.

Des étudiants en cours

Pendant que le cortège unitaire de la jeunesse, rassemblant lycéens et étudiants, marche dans la mobilisation, certains étudiants ont pu aller en cours, notamment ceux du département des langues puisque leur bâtiment était accessible. "J'ai décidé de prioriser mes études", explique Coline en deuxième année de langue des signes. "Pas parce que je ne suis pas d'accord (avec les revendications), mais parce que j'ai trop de travail.  Je dois faire deux années en une."

Devant le bâtiment de psychologie, Pauline, Alexis et Hugo discutent. En dernière année de licence, ils se sentent "impliqués" contre le projet du gouvernement mais n'ont pas pu se mobiliser pour cette journée. Ils ont "besoin d'aller en cours" pour passer en master. "La (date de la) sélection approche", dit Alexis. "J'ai fait les deux manifestations, mais pas cette fois-ci. J'ai donc aidé hier soir à préparer les chaises et les tables pour le blocus."

Un rassemblement, organisé par les étudiants, est prévu mercredi 8 février à 17 heures place Saint-Pierre pour "rassembler un maximum d'étudiants dans quelque chose de festif avec des banderoles et des prises de parole". Une assemblée générale à l'université Jean-Jaurès est aussi programmée ce jeudi 9 février à 12h50 pour décider des suites du mouvement.

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