Prison avec sursis et travaux d'intérêt général en comparution immédiate après les débordements des anti-Sivens à Toulouse

Des casseurs à l'oeuvre lors de la manifestation de samedi 21 février / © MaxPPP
Des casseurs à l'oeuvre lors de la manifestation de samedi 21 février / © MaxPPP

4 des 15 personnes interpellées lors de la manifestation de zadistes qui a dégénéré, ont été jugées en comparution immédiate. L'un des prévenus est condamné à 2 mois de prison avec sursis et 70 heures de travaux d'intérêt général. Les 3 autres écopent de travaux d'intérêt général. 

Par VA, avec AFP

Quatre des quinze personnes interpellées samedi à Toulouse, lors de la manifestation des zadistes qui a dégénéré, ont été jugées en comparution immédiate ce lundi après-midi, pour des jets de pierres et rébellion envers les policiers. La peine la plus lourde est de deux mois de prison avec sursis assortis de 70 heures de travaux d'intérêt général. Les trois autres prévenus sont condamnés à des travaux d'intérêt général d'une durée allant de 180 à 200 heures. Il n'a pas été retenu de dégradation de commerces à leur égard.

Comparutions immédiates après manif anti-Sivens


Neuf personnes avaient été présentées au parquet dimanche, dont les quatre jeunes gens qui ont été jugés ce lundi, et cinq autres personnes qui devraient être jugés ultérieurement. Les gardes à vue des cinq derniers interpellés avaient été prolongées "pour effectuer les vérifications nécessaires, certains refusant de donner leur identité", selon le procureur de permanence. Parmi ces derniers, plusieurs pourraient aussi être jugés en comparution immédiate dans les prochains jours à moins qu'ils ne demandent un délai pour préparer leur défense au risque de rester en détention en attendant.

La manifestation était appelée samedi après-midi en soutien aux "zones à défendre" (ZAD), contre "l'agriculture intensive et le monde des bétonneurs". Les manifestants, environ 500 personnes, pour beaucoup le visage masqué, avaient d'abord scandé des slogans hostiles à la police en rappelant la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade défensive de la gendarmerie sur le site du projet contesté du barrage de Sivens (Tarn) le 26 octobre 2014. A la faveur d'un échange de projectiles entre manifestants et policiers, quelques dizaines de casseurs avaient sévi dans le quartier cossu de la préfecture, détruisant complètement plusieurs vitrines de magasins ou établissements financiers et constellant des dizaines d 'autres devantures de coups de masse, de pic ou de burin.

La moitié des interpellés ont été arrêtés à cette occasion les autres l'ayant été après avoir résisté aux forces de l'ordre au moment de la dispersion des derniers manifestants.

Plusieurs manifestations similaires se sont déroulées en novembre 2014 à Toulouse en hommage à Rémi Fraisse. Elles ont souvent été émaillées de violences et plusieurs dizaines de manifestants ont été jugés dans les semaines suivantes, et souvent condamnés à de la prison ferme. Le plus sévèrement sanctionné, un jeune homme de 21 ans, avait été condamné le 15 décembre à un an de prison dont six mois avec sursis pour avoir jeté un parpaing en direction des policiers et avoir dégradé deux agences bancaires.

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