Toulouse : des peines de sept à dix ans de prison pour les auteurs d'un viol collectif sur le parking du Carpe Diem

Des peines allant de sept ans à dix ans de prison ont été prononcées ce jeudi par la cour criminelle de Haute-Garonne à l'encontre de quatre hommes poursuivis pour viol collectif. Les faits se sont déroulés en 2018 sur le parking de la discothèque le Carpe Diem à Balma, près de Toulouse.

Premier jour du procès des auteurs présumés d'un viol collectif commis en 2018 sur le parking d'une discothèque à Balma près de Toulouse
Premier jour du procès des auteurs présumés d'un viol collectif commis en 2018 sur le parking d'une discothèque à Balma près de Toulouse © K.Cassuto/FTV

Quatre hommes comparaissaient depuis lundi devant la cour criminelle de Haute-Garonne pour un viol collectif. Les juges ont prononcé ce jeudi des peines de 7 ans de prison pour l'un, 9 ans pour deux autres et 10 ans pour le quatrième. Les faits se sont déroulés en 2018 sur le parking d'une boite de nuit : le Carpe Diem à Balma près de Toulouse. 

La victime avait demandé le huis clos au premier jour de ce procès. L'audience s'est donc tenue sans public et sans journaliste.

"On ne peut qu'être satisfaits de la reconnaissance de culpabilité de l'ensemble des accusés", a déclaré son avocate, maître Ravyn Issa à l'issue du verdict. "C'était important pour elle et c'était important que cette audience se tienne de la manière la plus sereine possible même si cela a été douloureux pour elle de venir chaque matin, d'entendre, de subir."

Aucune peine d'emprisonnement ne pourra réparer le mal qui lui a été fait mais le verdict lui permettra de passer à autre chose.

Maître Ravyn Issa, avocate de la victime

"Elle est arrivée fragilisée, anxieuse. Elle repart soulagée quand même. La reconstruction prendra du temps mais elle y arrivera. C'est une jeune fille forte qui est venu affronter ses bourreaux, leur dire vous ne m'avez pas détruite. Et c'était le message qu'elle voulait faire passer à l'ensemble des victimes de viols : les victimes n'ont rien à se reprocher jamais."

L'avocat général avait requis des peines de 9 ans pour celui qui avait "plus ou moins" reconnu les faits, 11 ans et 13 ans pour les autres accusés. L'avocat général a estimé que la défense qui parlait de consentement était une honte. Pour le ministère public, c'est l'affaire Carpe Diem : du nom de la discothèque mais aussi des accusés dont la seule motivation est de profiter pleinement de la vie quitte à faire n'importe quoi sans prendre en compte les conséquences.

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